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... et donc à supposer que Vatican II (censément promulgué par un vrai et légitime pape) ne puisse relever que du magistère extraordinaire (ce qui ne me semble pas exact) - ce qui exclut (2) et (4) - il n'en demeure pas moins que Paul VI n'exclut absolument pas, à Vatican II, la présence de jugements solennels infaillibles en matière connexe à la Révélation (3).
Certains se demandent quelle est l'autorité, la qualification théologique qu'a voulu donner à son enseignement un Concile qui a évité de promulguer des définitions dogmatiques solennelles engageant l'infaillibilité du magistère ecclésiastique. La réponse, nous la connaissons. Rappelons-nous la déclaration conciliaire du 6 mars 1964, répétée le 16 novembre 1964 : étant donné le caractère pastoral du Concile, il a évité de prononcer d'une manière extraordinaire des dogmes comportant la note d'infaillibilité, mais il a muni ses enseignements de l'autorité du magistère ordinaire suprême ; ce magistère ordinaire et manifestement authentique doit être accueilli docilement et sincèrement par tous les fidèles, selon l'esprit du Concile concernant la nature et les buts de chaque document.