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Pie IX précise que l'exercice du magistère ordinaire peut se faire sur tout le globe : "La foi divine ne doit pas se restreindre aux points expressément définis par les décrets des conciles oecuméniques, ou des pontifes romains et du siège apostolique; mais elle doit s'étendre aussi aux points qui sont donnés comme divinement révélés par le magistère ordinaire de toute l'Eglise dispersée sur la terre." Est-il question maintenant du pouvoir canonique, le corps épiscopal, pour autant encore qu'il est uni au souverain pontife, précisera à chaque époque, en chaque civilisation, soit les points de doctrine qui apparaissen en connexion avec le dépôt révélé, soit les devoirs moraux et sociaux authentiques; et il constituera la coutume.
Mais à quels signes reconnaître le vrai corps épiscopal ?
La réponse appartient au traité des lieux théologiques.
Le signe suprême c'est, puisque Pierre a été institué par Jésus-Christ chef perpétuel du collège apostolique, la communion avec le souverain pontife.
La majorité des évêques sera-t-elle, à un titre dérivé sans doute, une assurance suffisante ? Il est manifeste en tout cas que la majorité <em>comme telle est loin d'être un sûr critère de vérité : "Scimus frequenter usuvenire ut major pars vincat meliorem, scimus non ea semper esse optima quae placent pluribus", dit Cano. Est-il même question d'une <em>majorité d'évêques, de bons théologiens pensent qu'elle peut s'égarer, juger à l'encontre du souvertain pontife, et même persévérer dans son erreur.