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• « Pourquoi déclarer une guerre alors que les experts de l’Onu n’ont pas encore rendu les conclusions définitives sur le caractère chimique de l’attaque et sur l’identité formelle de ses commanditaires ? On assiste là à une logique qui rappelle la préparation de la guerre en Irak en 2003. Il ne faut pas répéter cette « comédie des armes de destruction massive en Irak » alors qu’il n’y en avait pas. Aujourd’hui ce pays est toujours dans une situation très critique. »
• « Comment décider d’attaquer une nation, un pays ? Avec quelles autorisations ? Certes, le président américain a le pouvoir de lancer seul des frappes aériennes contre la Syrie (NDLR : tout en informant le Congrès). Mais quid de la Ligue arabe et du conseil de sécurité à l’Onu ? Nos amis de l’Occident et les Etats-Unis n’ont pas été attaqués par la Syrie. Avec quel légitimité osent-ils attaquer un pays ? Qui les a nommés comme policiers de la démocratie au Moyen-Orient ? »
• « Qui a pensé aux conséquences d’une telle guerre pour la Syrie et ses pays voisins ? A-t-on besoin d’élever le nombre de morts à plus de 100 000 ? Il faut entendre toutes ces âmes qui vivent en Syrie et qui crient leur douleur qui dure depuis 2 ans et demi. A-t-on pensé aux mamans, aux enfants, aux innocents ? Et les pays qui attaqueraient la Syrie ont-ils envisagé que leurs citoyens dans le monde entier, que leurs ambassades et consulats puissent être la cible d’attaques et d’attentats en représailles ? »
• « Plus largement, a-t-on mesuré les conséquences pour la région du Proche-Orient ? Selon les observateurs, la frappe devrait être très ciblée et se concentrer sur quelques sites stratégiques afin d’empêcher une nouvelle utilisation d’armes chimiques. Nous savons par expérience qu’une attaque ciblée aurait des conséquences collatérales. Il y aurait notamment des réactions fortes qui pourraient embraser la région. »