Le Forum Catholique
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PEB - 2013-08-07 19:31:46
1983 ou le CIC prétorien
Ce CIC de 1983 fait référence sans aller voir en 1917 à tout bout de champ.
L'autorisation exceptionnelle du compérage clérical du code de 1917 me parait bancale. En effet, qui mieux qu'un clerc est idoine en son état pour accompagner un néophyte vers le Seigneur? Ce régime d'autorisation indique d'ailleurs qu'il n'y a jamais eu d'interdiction!
Cependant, le CIC de 1917 soulevait implicitement quelques questions:
- un clerc ou un consacré peuvent, du fait de leurs vœux d'obéissance, ne pas pouvoir se rendre disponible à leur filleul. Cela est critique pour les cloîtré qui ne peuvent quitter leur monastère.
- Un prêtre ne peut pas confesser son filleul car il y a un conflit patent d'autorité.
- Un curé ne peut avoir de filleul parmi ses ouailles pour les mêmes raisons et a, de plus, obligation de résidence dans sa paroisse.
- Un lien hiérarchique pourrait accidentellement apparaître entre le clerc et son filleul.
A quoi on peut objecter le cas du parrain devenu, après coup, clerc ou religieux.
De fait, le CIC de 1983 préfère s'en tenir aux principes théologiques qui organisent le baptême.
Il s'en suit des marges d'appréciation variable:
- Pour les réguliers et séminaristes, l'autorisation des supérieurs et directeurs est de plein droit dans la sainte obéissance.
- Pour les séculiers, leur statut est plus libre. L'évêque devrait cependant être consulté à toutes fins utiles.
Il s'en suit que, depuis 1983, le droit canon est redevenu prétorien. La solution se trouve par jurisprudence comme cela était le cas jusqu'en 1916.
Le CIC de 1917 ne doit plus être utilisé comme source principale mais secondaire du droit. Une législation abrogée peut éclairer certains aspects de la loi en vigueur mais sans plus.
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