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Lettre " Sollicitudinis quidem tuae " à l'évêque Théodore de
Fréjus. 11 juin 452
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(Chap.5) Il faut donc que tout chrétien se remette au jugement de sa conscience pour qu'il ne diffère pas de jour en jour la conversion à Dieu, pour qu'il ne fixe pas à la fin de sa vie le temps où il satisfera... et, alors qu'il pouvait mériter le pardon par une satisfaction plus complète, qu'il ne choisisse pas les angoisses d'un moment où la confession du pénitent et la réconciliation procurée par le prêtre n'auront qu'une petite place. Cependant, comme je l'ai dit, il faut porter secours à la détresse de ceux-là, en ne leur refusant ni la pénitence ni la grâce de la communion lorsque, même privés du secours de la voix, ils les réclament par des signes sans équivoque. Mais si la violence de la maladie pèse si fortement sur eux qu'ils ne soient plus capables de manifester en présence du prêtre ce qu'ils demandaient peu auparavant, les témoignages des fidèles présents devront leur servir à recevoir à la fois le bienfait de la pénitence et celui de la réconciliation...
Lettre " Magna indignatione " à tous les évêques de Campanie,
etc., 6 mars 459.
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La confession secrète
(Chap.2) J'ordonne qu'on doit absolument faire disparaître aussi cette audace contraire à la règle apostolique, qui est commise par certains, je l'ai appris récemment, par une usurpation illicite. Pour la pénitence que demandent les fidèles, qu'on ne lise pas en public un écrit sur lequel figurent en détail leurs péchés, puisqu'il suffit d'indiquer aux prêtres seuls par une confession secrète la culpabilité des consciences. Sans doute paraît-elle louable, cette foi totale qui, par crainte de Dieu, n'a pas peur de rougir devant les hommes ; cependant - puisque les péchés de tous ceux qui demandent la pénitence ne sont pas tels qu'ils ne craignent pas de les voir publiés - on supprimera une coutume si peu louable, de manière qu'un grand nombre ne soit pas tenu écarté des remèdes de la pénitence aussi longtemps qu'ils rougissent ou craignent de voir leurs actions révélées à leurs ennemis, et pour lesquelles, selon la disposition de la loi, ils peuvent être punis. Il suffit en effet de cette confession qui est d'abord faite devant Dieu, puis aussi devant le prêtre, lequel se présente en intercesseur pour les péchés des pénitents. Enfin plusieurs pourront alors être amenés à la pénitence si la conscience de celui qui confesse son péché n'est pas rendue publique aux oreilles du peuple.