Proximité avec l'autel

Le Forum Catholique

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Paterculus -  2013-07-19 17:59:22

Proximité avec l'autel

Vous parlez de la proximité avec la réception du sacerdoce, pour la réception des ministères de lecteur et d'acolyte.
Mais pour moi, ce qui doit interdire de conférer ces ministères aux femmes, c'est surtout la proximité qu'ils impliquent avec l'autel lors de la célébration eucharistique.

L'histoire même récente des normes montre que l'Eglise a une réticence à l'admission des femmes auprès de l'autel, très exactement dans le presbyterium, c'est à dire le lieu où se tiennent les prêtres pour le saint Sacrifice. Ainsi les notitiae avaient mentionné une interdiction faite aux femmes de lire la première lecture si l'ambon se trouvait dans le presbyterium : elles pouvaient le faire seulement si l'ambon était hors du presbyterium.
Même si cette interdiction a été rapportée depuis, le fait est que l'Eglise a, dans sa tradition, une réticence par rapport à la présence de femmes dans le presbyterium pendant la messe.

La raison n'en est plus comprise aujourd'hui parce que nous n'avons perdu le sens des symboles. Pour moi, c'est la pensée symbolique africaine qui m'a permis de le comprendre et de le formuler.
L'autel, vers lequel on va pour se rassembler pour la messe, symbolise le Christ - on oublie trop cette dimension de la messe dans les milieux traditionnels, sans doute parce que l'accent mis par les démolisseurs de la liturgie sur cet aspect en a déformé la perception, mais c'est vrai que la messe, entre autres nombreuses choses, est un rassemblement.

Donc, autour de l'autel qui symbolise le Christ lors de la messe, se trouvent les clercs, avant tout les prêtres, mais aussi ceux qui en raison de leurs ministères ont une proximité au sacerdoce.
Or les prêtres eux-mêmes symbolisent le Christ et agissent "in personna Christi" durant la messe.
Il y a donc un lien à faire entre les deux symboles du Christ.
Et comme le sacerdoce est masculin, l'espace où se tiennent les prêtres autour de l'autel doit rester entièrement masculin, sous peine de rendre inopérante toute la symbolique de l'ensemble.

Donc il faut s'insurger contre l'idée même de l'attribution des ministères de lecteur ou d'acolyte aux femmes.
Et en règle générale, en constatant que notre rationalité occidentale est privée de dimension symbolique, on devrait s'abstenir de toute réforme qui touche aux symboles liturgiques.

Votre dévoué Paterculus
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