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Depuis le 1er juillet, l’Institut pour les Œuvres de Religion (IOR) est au centre d’une double tempête.
Double parce qu’elle constituée non seulement par la double démission du directeur général et du directeur adjoint de la très controversée "banque" du Vatican, Paolo Cipriani et Massimo Tulli, mais également par un autre scandale qui est sur le point d’éclater et qui concerne le "prélat" de l’IOR, Mgr Battista Ricca, tout juste nommé à ce poste à la demande du pape François.
En ce qui concerne la démission des deux plus hauts dirigeants opérationnels de l’IOR, on peut lire dans le communiqué qui a donné l’information le lundi 1er juillet au soir que, "après de nombreuses années de service, ils ont tous les deux décidé que ce geste était celui qui correspondait le mieux aux intérêts de l’Institut et du Saint-Siège".
Pour ce qui est du scandale qui menace d’éclater à propos du nouveau "prélat" de l’IOR, il faut tout de suite préciser que le premier à se sentir blessé, dès à présent, est le pape François.
Jorge Mario Bergoglio a nommé, le 15 juin dernier, Mgr Battista Ricca, 57 ans, "prélat" de l’IOR justement pour disposer au sein de l’Institut d’une personne de confiance à un poste clé. Ayant statutairement la possibilité d’avoir connaissance des actes et documents et de participer aux réunions de la commission cardinalice de contrôle ainsi qu’à celles du conseil de surveillance, c’est-à-dire du conseil d’administration de la "banque" vaticane.
Ricca a exercé des fonctions diplomatiques à la secrétairerie d’état. Mais il a surtout gagné la confiance du pape grâce aux rapports de familiarité qu’il a établis avec lui en tant que directeur de la Domus Sanctæ Marthæ – où le pape François a décidé de résider – et de deux autres résidences pour prêtres et évêques de passage à Rome, dont celle qui se trouve via della Scrofa et où Bergoglio résidait quand il était cardinal.
Mais, au cours de sa carrière diplomatique, lorsqu’il était en poste à l’étranger, Ricca a laissé derrière lui des traces qui disent le contraire..... Le trou noir, dans l’histoire personnelle de Ricca, c’est cette année qu’il a passée en Uruguay, à Montevideo, sur la rive Nord du Rio de la Plata, en face de Buenos Aires