le fil sert à préciser la pensée: pas question de s'enfermer!non, le bac n'est pas nocif.

Le Forum Catholique

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erminig -  2013-06-06 19:50:39

le fil sert à préciser la pensée: pas question de s'enfermer!non, le bac n'est pas nocif.

Merci pour les précisions sur la méthode Boscher. CQFD.

Si être intellectuel catho, c'est vivre dans une réserve d'indiens, non merci!...

Je ne suis pas anti-bac, je ne lui attribue pas une valeur négative.
Etre bachelière, avec mention, c'est aussi l'occasion d'une validation par un monde choisissant d'autre programme, dont on est quand même fière quand on l'a.

Mais attention: le "bacho", "avoir son bachot" dans les années soixante, c'était quand même un signe social d'excellence et une porte ouverte aux études supérieures.
Ainsi, en Bretagne, les frères de écoles chrétiennes ont ils massivement préparé leurs élèves au bac, mais au bac scientifique, sachant que la transmission d'une culture humaniste et littéraire n'était pas toujours évidente dans les milieux ruraux.
Cela n'empêchait pas une transmission d'une bonne culture littéraire et latine à ces bacheliers de maths élem...
Cela a donné deux générations de carrières réussies dans les professions libérales, la recherche et l'enseignement.

La formation de l'esprit, là, ce fut plus compliqué.

Le négatif du baccalauréat actuel se situe dans l'intégralité de la conception, du contenu et la diffusion de ses programmes.

C'est justement parce que ce diplôme est chargé d'un poids historique de référence dans les degrés du savoir, qu'il y a une certaine perversité à en modeler idéologiquement le contenu.
Que l'on étudie toutes oeuvres en philo, avec une formation à la pensée critique et à réflexion, c'est nécessaire.
Mais de grâce, à être ouvert à tous, chez le bon catho, on finit par ne plus avoir de chez soi.
La culture est amputée de la culture de l'être et du beau; la pensée devient une projection du fantasme politique d'un conformisme affligeant.
Si l'on veut rencontrer l'autre, encore faut-il savoir être soi.
Et là, c'est exiger d'êtres en construction une force et un discernement bien hasardeux et difficile.
Le problème est déjà largement posé dans le domaine médical, par exemple, où bien des médecins sont obligés de renoncer à certaines spécialités, à certaines carrières de chercheurs ou de praticiens, et de choisir une autre voie, pour des raisons d'éthique;


rions un peu : il y a quelques années, ce n'était pas le "masculin/féminin" qui était leur dada, mais le thème "maître et esclave", décliné à toutes les sauces, dans toutes les matières, lettres langues, histoire.
Dans un collège bcbg de notre coin, avec des parents vigilants, des enseignants consciencieux qui ne laissaient pas accès à internet aux enfants, la prof de latin a voulu innover et faire un TP en initiant les petits cinquième à google: "faites une recherche, tapez
"maître" et "esclave". et là, après quelques minutes à faire tourner le moteur, des cris:
"m'dame, m'dame', c'est trop horrible!"...
La pauvre innocente avait zappé Sade dans sa carrière universitaire, et les enfants étaient tombés sur des images d'un tout autre sens que ne l'aurait voulu Madame Taubira!





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