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Les théologiens de la libération sont élogieux à son égard, mais, entre lui et eux, il y a un abîme. Les progressistes estiment qu'il est l'un des leurs, mais il garde ses distances par rapport à eux. Le véritable François est très différent de ce que certains imaginent
Le piège le plus redoutable, à son avis, est constitué par ce qu’il appelle le "progressisme adolescent", un enthousiasme pour le progrès qui, en réalité, se retourne – dit-il – contre les peuples et les nations, contre leur identité catholique, "en lien étroit avec une conception de l’État qui est, dans une large mesure, un laïcisme militant".
Dimanche dernier, il a rompu une lance en faveur de la protection juridique de l'embryon en Europe. On n’oublie pas, à Buenos Aires, sa tenace opposition aux lois favorisant l'avortement libre et les mariages "gay". Il voit, dans le fait que de telles lois se répandent partout dans le monde, l'offensive d’"une conception impérialiste de la mondialisation", qui "constitue le totalitarisme le plus dangereux de la postmodernité".
"C’est une offensive qui", d’après Bergoglio, "porte la marque de l'Antéchrist"