L'origine du mariage

Le Forum Catholique

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Diafoirus -  2013-04-24 10:12:12

L'origine du mariage

A toute fin utile je donne les référence de l'encyclique du pape Léon XIII :ARCANUM DIVINAE SAPIENTIAE 1880.

Léon XIII rédige cette encyclique sur le mariage chrétien en 1880. C'est le moment où de nombreux pays projettent des lois sur le divorce. C'est un appel à la foi de l'Eglise, et au soutien des gouvernements. Le sujet central est donc l'indissolubilité du mariage.

Voici un extrait:


L'origine du mariage
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Tout le monde sait, Vénérables Frères, quelle est la véritable origine du mariage. - Quoique les détracteurs de la foi chrétienne refusent d'admettre sur cette matière la doctrine constante de l'Eglise et s'efforcent depuis longtemps déjà de détruire la tradition de tous les peuples et de tous les siècles, ils n'ont pu toutefois ni éteindre, ni affaiblir la force et l'éclat de la Vérité. Nous rappelons ce qui est connu de tous, et ce qui ne saurait être révoqué en doute : le sixième jour de la création, Dieu ayant formé l'homme du limon de la terre, et ayant soufflé sur sa face le souffle de vie, voulut lui donner une compagne, qu'il tira merveilleusement du flanc de l'homme lui-même, pendant qu'il dormait Gn 2,18-24. En cela, Dieu voulut, providentiellement, que ce couple d'époux fût le principe naturel de tous les hommes et la souche d'où le genre humain devait sortir, et, par une série non interrompue de générations, se conserver dans tous les temps.

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Et afin que cette union de l'homme et de la femme fût mieux en harmonie avec les desseins très sages de Dieu, elle reçut et, à partir de ce jour, porta au front, comme une empreinte et comme un sceau, deux qualités principales, nobles entre toutes, savoir l'unité et la perpétuité - C'est ce que nous voyons déclaré et ouvertement confirmé dans l'Evangile par la divine autorité de Jésus-Christ, affirmant aux Juifs et aux Apôtres que le mariage, d'après son institution même, ne doit avoir lieu qu'entre deux personnes, un seul homme et une seule femme ; que des deux il doit se faire comme une seule chair ; et que le lien nuptial, de par la volonté de Dieu, est si intimement et si fortement noué ,qu'il n'est au pouvoir d'aucun homme de le délier ou de le rompre. "L'homme s'attachera à son épouse, et ils seront deux en une seule chair. C'est pourquoi ils ne sont déjà plus deux, mais une seule chair. Que l'homme ne sépare donc point ce que Dieu a uni" Mt 19,5-6.



Décadence

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Mais cette forme du mariage, si excellente et si haute, commença peu à peu à se corrompre et à disparaître chez les peuples païens, et dans la race même des Hébreux elle sembla se voiler et s'obscurcir.
L'usage général s'était, en effet, introduit chez eux de permettre à un homme d'avoir plusieurs femmes ; et, plus tard, lorsque Moïse, à cause de la dureté de leur coeur Mt 19,8-9, eut l'indulgence d'autoriser la répudiation des épouses, la voie fut ouverte au divorce.

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Quant à la société païenne, on peut à peine croire à quel degré de corruption et de déformation le mariage y descendit, livré qu'il était aux flots des erreurs de chaque peuple et des plus honteuses passions. On vit toutes les nations oublier plus ou moins la notion et la véritable origine du mariage ; et, en conséquence, les mariages furent réglés par des lois de toute sorte, qui paraissaient dictées par des raisons d'Etat, au lieu d'être conformes aux prescriptions de la nature. Des rites solennels, inventés suivant le bon plaisir des législateurs, faisaient qu'une femme avait le titre honoré d'épouse ou le titre honteux de concubine ; bien plus, on était venu à ce point que l'autorité des chefs d'Etat décidait quels étaient ceux à qui il était permis de contracter mariage et quels étaient ceux qui ne le pouvaient pas, ces prescriptions législatives étant en grande partie contraires à l'équité ou même absolument injustes. En outre, la polygamie, la polyandrie et le divorce furent cause d'un extrême relâchement dans le lien conjugal.

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Une profonde perturbation s'introduisit aussi dans les droits et les devoirs réciproques des époux, le mari ayant acquis la propriété de l'épouse, et la répudiant souvent sans aucun juste motif, tandis qu'il avait le droit de donner libre cours à ses passions effrénées "en fréquentant les lupanars et les femmes esclaves, comme si c'était la dignité et non pas la volonté qui fait la faute" (St Jérôme, let. 77 à Oceanus). Au milieu de ces dérèglements de l'homme, rien n'était plus misérable que la condition de l'épouse, dont l'avilissement était si grand qu'elle était presque considérée comme un instrument acheté pour satisfaire la passion ou pour donner une postérité. On n'eut même pas honte d'établir un trafic (cf. Arnobe, Adv. Gent. 4), à l'instar de toutes les choses vénales, sur les femmes à marier ; en même temps, on donnait au père et au mari le pouvoir d'infliger à la femme le dernier supplice.
La famille qui naissait de pareils mariages devenait nécessairement la propriété de l'Etat ou le domaine du père de famille (cf. Denys d'Halicarn, liv. II, ch. 26-27), à qui les lois permettaient, non seulement de faire et de défaire à son gré les mariages de ses enfants, mais aussi d'exercer sur eux le droit barbare de vie et de mort.

P.S.: il est regretable que je découvre seulement maintenant qu'il existe un texte de l'Eglise enseignante sur ce sujet.
Nos épiscopes savent-ils qu'il existe?

http://www.clerus.org/bibliaclerusonline/fr/index3.htm
LIEN
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=718847