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Le 16 mai 2002, lors de l’épreuve de santé du bienheureux Jean-Paul II, le Cardinal Ratzinger lui-même, alors Préfet de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, et donc gardien de l’orthodoxie, avait eu à déclarer à l’hebdomadaire de l’Archidiocèse de Münich et de Freising qu’en cas de détérioration des conditions de santé du Saint-Père, un renoncement anticipé n’était pas exclu: « Si le pape constatait qu’il n’arrivait absolument plus à remplir ses fonctions, alors il démissionnerait certainement ». Nous nous souvenons, comme d’hier, de tous les commentaires désobligeants voire malveillants que cette phrase avait suscités. Il est heureux de constater qu’une décennie plus tard, cet homme de Dieu, d’une honnêteté intellectuelle implacable, s’applique sans coup férir la même mesure. L’accord entre une conviction profonde de pensée et l’agir est toujours la marque d’une grande personnalité.