Imprimer le Fil Complet
Enfin, je crois qu'il est compliqué pour les membres de l'Eglise enseignée de "conserver le magistère objet d'hier" en étant certain d'avoir la bonne interprétation de son contenu, faute de charisme authentique d'interprétation... car son contenu objectif ne peut être interprété avec certitude que par le magistère vivant (sujet) !
3. Si quelqu'un dit qu'il est possible que les dogmes proposés par l'Eglise se voient donner parfois, par suite du progrès de la science, un sens différent de celui que l'Eglise a compris et comprend encore, qu'il soit anathème.
Conc. Vatican I, IIIè sessionEn conséquence, le sens des dogmes sacrés qui doit être conservé à perpétuité est celui que notre Mère la sainte L'Eglise a présenté une fois pour toutes et jamais il n'est loisible de s'en écarter sous le prétexte ou au nom d'une compréhension plus poussée. DS 3023 .
"Que croissent et progressent largement et intensément, pour chacun comme pour tous, pour un seul homme comme pour toute l'Eglise, selon le degré propre à chaque âge et à chaque temps, l'intelligence, la science, la sagesse, mais exclusivement dans leur ordre, dans la même croyance, dans le même sens et dans la même pensée".
Le premier Concile du Vatican (1869-1870) a réaffirmé la doctrine de Trente (DS, 3007). Allant plus loin, il a reconnu un développement des dogmes, pour autant que celui-ci se fasse dans le même sens et selon la même signification (« eodem sensu eademque sententia»). De cette manière, le Concile enseigne que pour ce qui regarde les dogmes, il faut tenir le sens qui a été une fois pour toutes défini par l’Église. Pour cette raison, il condamne quiconque s’écarte de ce sens sous le prétexte et au nom d’une connaissance supérieure ou du progrès des sciences, ou d’une prétendue interprétation plus profonde de la formulation dogmatique ou d’un progrès scientifique (DS, 3020 ; 3043).
L'interprétation des dogmes, CTI, 1989 ICI