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nous devons faire confiance au magistère présent pour expliquer et lever les contradictions qui ne peuvent être qu'apparentes...
Dieu ne nous demande pas d'abdiquer notre intelligence et notre nature humaine, et de souscrire aveuglément tels les disciples de Mahomet (n'en déplaise à une certaine lecture volontariste de l'obéissance ignacienne). Il nous demande de faire nôtre le jugement de l'Eglise [Magistère mort ET vivant], c'est-à-dire de juger nous-même du même jugement de l'Eglise. Et c'est très différent. Et beaucoup plus exigeant.
C'est tellement différent que nous n'avons pas en soi besoin d'un nouveau jugement de l'Eglise [Magistère vivant] pour récuser toute proposition perçue comme contraire aux jugements de l'Eglise [Magistère mort] que nous avons fait nôtres. Quand bien même cette proposition contraire viendrait de ceux qui sont a priori regardés comme l'autorité dans l'Eglise [Magistère vivant].
--- Ah oui, je vois où vous voulez en venir... Mais précisément, qui vous garantit que cette perception n'est pas contraire ? C'est vous et vous seul qui la jugez telle.
- Hé bien à supposer que tel soit objectivement le cas, le premier soin de l'autorité [Magistère vivant] serait d'avoir la charité d'exposer, autrement que par des pétitions de principe, autrement que par le truchement de théologiens plus ou moins bien "ralliés" et mandatés, autrement que par le biais de "discussions doctrinales", mais en raison de l'autorité qu'elle est censée assumer, en quoi il y a bien développement homogène du dogme [Magistère-objet-mortt INCLUS dans Magistère-objet-vivant], et non pas opposition.
On attend toujours.