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pas d’accord du tout avec votre analyse. D’abord, parce qu’ IMedia n’invente rien mais ne fait que répercuter les propos du P. Lambardi qui est le porte parole officiel du Saint-Siège, qui marche sur des oeufs depuis lundi et qui ne se serait pas hasardé sur ce terrain délicat sans informations sérieuses. Ensuite et surtout, parce qu’il faut je crois relire la constitution apostolique, à son n°37 « J’établis aussi que, à partir du moment où le Siège apostolique est légitimement vacant, les Cardinaux électeurs présents doivent attendre les absents pendant quinze jours pleins ; toutefois, je laisse au collège des Cardinaux la faculté de différer de quelques jours, s’il y a des motifs graves, le commencement de l’élection. Mais, passés vingt jours au plus depuis le commencement de la vacance du siège, tous les Cardinaux électeurs présents sont tenus de procéder à l’élection. » Le délai de 15 jours est fait pour attendre que le collège des cardinaux soit au complet. Si tous les électeurs sont présents à Rome et en sont d’accord, il leur est possible de se réunir plus rapidement. Et de fait, vous citez le §4 du UDG. Il faudrait aussi citer le 5: « S’il surgissait des doutes sur les prescriptions contenues dans la présente Constitution, ou sur la façon de les mettre en œuvre, je dispose formellement que tout pouvoir d’émettre un jugement en ce domaine appartient au Collège des Cardinaux, auquel j’attribue donc la faculté d’en interpréter les points douteux ou controversés, établissant que, s’il faut délibérer sur ces questions et sur d’autres semblables, excepté l’acte de l’élection, il suffira que la majorité des Cardinaux réunis s’accorde sur la même opinion. » Ce paragraphe permettra si le collège cardinalice est au complet et si une majorité de cardinaux en est d’accord, d’interpréter le §37 et considérer que le délai d’attente est inutile. Et comme le collège des cardinaux est l’autorité suprême pendant la vacance et qu’il n’y pas d’instance d’appel, nul ne pourra s’opposer à cette décision. En revanche, il me semble extrêmement peu probable que Benoît XVI publie dans les prochains jours un Motu Proprio sur cette question: ce qui se passera après le 28 février ne lui appartient déjà plus. Les jours qui viennent nous départageront sur ce point!