Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
le torrentiel - 2013-02-14 23:45:33
Ziade tiakeddine
Cher chelot,
vous avez incontestablement raison concernant la cassette Méry.
Quant à ziade tiakeddine, c'est un "agent de l'ombre" qui estime avoir été victime de la déloyauté de la classe politique, économique et diplomatique française.
Il assure sa défense en homme blasé et dégoûté. dégoûté de tomber tout seul, comme un homme pris la main dans le sac, qui ne saurait pas que, quand on sert un système très "limite", vos amis vous abandonnent dès que commencent vos ennuis.
Donc la victimisation de M. tiakeddine est efficace, mais pas très crédible.
Je m'arrête là sur ce sujet, mon intervention ne visait qu'à montrer qu'il est vain de feindre de connaître les rouages quand la connaissance qu'on en a est très partielle.
Je me suis souvent fait la réflexion que l'amertume de la plupart de ceux qui critiquent les sociétés secrètes vient de ce qu'ils n'ont pas été cooptés pour faire partie de la coterie.
La seule réaction morale vient de ceux qui ont été approchés, mais ont refusé de s'y associer. Mais attention! Ne pas croire tous ceux qui disent avoir été approchés et ne pas oublier que l'homme est foncièrement mégalomane.
La tendance à l'oligarchie est politique depuis que le monde est monde. Elle se mondialise aujourd'hui parce que la politique se "globalise" aussi. En soi, il n'y a rien de scandaleux du point de vue de leurs intérêts à ce que ceux qui détiennent le pouvoir essaient de l'exercer de manière convergente. Que cette convergence soit souvent contraire au "bien commun" est un autre problème et pose celui de la souveraineté populaire et de la démission des etats.
Mais le complotisme et l'"espionnite" prennent des apparences de conjuration pour l'explication du monde. S'il y a apparence de conjuration, il n'y a plus conjuration: la conjuration est démasquée.
Mais pour démasquer la conjuration, encore faut-il ne pas être confus.
Pour ne prendre que quelques exemples, on parle de "la charte des droits fondamentaux" de l'Union européenne sans savoir qu'elle a valeur déclarative et non pas contraignante.
On confond aussi assez souvent le Parlement Européen et la cour européenne des droits de l'Homme alors que ces deux institutions n'appartiennent pas à la même entité politique (ou juridique): la première étant l'organe co-législatif (avec le conseil des ministres) de l'Union européenne et la seconde, la Cour de Justice du conseil de l'Europe.
Les recommandations de ces institutions cherhchent certes à orienter la politique des etats, mais orienter n'est pas commander.
Le rôle de la finance et des marchés est un peu plus solide et "positivement" négatif.
Mais, si la politique se ressaisissait de la mondialisation, la plupart des etats verraient bien qu'ils ont un intérêt commun à museler les marchés et à cesser de permettre que l'avenir de l'agriculture, de l'industrie et des services se décide à la corbeille.
Y a-t-il une malédiction qui asservit la politique à la finance? Plus ces ordres s'inversent et plus la réaction des peuples est vive.
Et l'eglise dans tout ça? Ne lui faut-il pas tenir un discours un peu plus offensif et moins naïf que de souhaiter qu'"une autorité mondiale régulatrice" limite les dégâts? N'était-ce pas la préconisation de benoît XVI dans "charitas in veritate"?
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=705594