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L'étiquetage ferait en effet peser un risque économique majeur sur les consommations halal ou kasher. La crainte des professionnels est que, si on étiquetait la viande halal, les consommateurs habituels s'en détourneraient. Il y a tout de même un léger progrès grâce à un décret de décembre 2011 qui demande aux abattoirs de veiller à n'abattre de façon rituelle qu'en fonction des commandes qui leur ont été passées. Mais ce n'est qu'une recommandation, qui n'offre aucune garantie. La vérité est qu'aujourd'hui tout le monde continue à manger de la viande halal ou kasher sans le savoir.
(...) lorsque les sacrificateurs ne sont pas habitués à leur travail, il y a des ratés épouvantables dans une agonie qui, dans l'abattage rituel, dure en moyenne quinze minutes. Pourtant, on sait depuis longtemps que la souffrance animale existe. Mais, en France, les gouvernements n'ont jamais vraiment abordé le problème.