Imprimer le Fil Complet
Q115 : Après l'acte conjugal y a-t-il obligation de laisser la nature faire son oeuvre ?
Après l'acte conjugal, toute pratique qui empêcherait la nature de faire son oeuvre est en soi un péché grave.
Après que l'oeuvre de chair a été accomplie, que ce soit dans le mariage légitime où seulement elle est permise, ou en dehors du mariage où elle est péché, intervenir pour interrompre l'oeuvre de la nature est un véritable abus de pouvoir car la vie en puissance, tout comme la vie d'un petit être, n'appartient qu'à Dieu, elle est sacrée.
Et donc, sous aucun prétexte, ni de propreté, ni d'hygiène, ni d'habitude ni même pour éviter infamie ou déshonneur, la femme ne peut, dans les deux heures qui suivent se livrer à des injections ou même à des soins qui risqueraient d'expulser la semence et d'empêcher une fécondation possible.
[On voit que le R.P Barbara est loin d'être laxiste en la matière, mais pour quiconque connaît ce livre, c'est une évidence... NDMeneau]
Une seule exception paraît légitime. Lorsqu'une femme a subi par violence, contre son gré, les outrages de quelqu'un qui n'est pas son mari, elle peut, semble-t-il, par des lotions vaginales faites aussitôt après, s'efforcer de rejeter les germes avant qu'ils aient le temps de provoquer une fécondation. Ce faisant, elle se défend contre une agression injustifiée(20).
(20) : les germes déposés chez une femme violentée par quelqu'un d'autre que le mari peuvent être considérés comme d'injustes agresseurs et, à ce titre, être expulsés; par contre, sitôt qu'il y a conception, l'oeuf fécondé, l'embryon, ne peut plus être considéré comme tel etsa gestation, qui ne peut plus être interrompue sous quelque prétexte que ce soit, doit être portée à terme.