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Respecter la société civile implique la reconnaissance d'un fait objectif: aujourd'hui dans les sociétés civiles occidentales, en particulier en Europe, les divisions les plus profondes sont celles entre culture laïque et phénomène religieux, et non pas - comme on le pense souvent à tort - entre croyants de différentes religions. En ignorant ce fait, la juste et nécessaire a-confessionalité de l'État en est venue à dissimuler, sous l'idée de "neutralité", le soutien de l'État à une vision du monde fondée sur l'idée séculariste et sans Dieu. Mais celle-ci n'est qu'une parmi les visions culturelles qui peuplent la société plurielle. De cette manière, l'Etat soi-disant "neutre", loin d'être tel, fait sienne une culture spécifique, celle séculariste, qui à travers la législation devient culture dominante et finit par exercer un pouvoir négatif par rapport à d'autres identités, surtout celles religieuses, présentes dans la société civile, tendant à les marginaliser, sinon à les exclure du domaine public».
«La ville de Milan et les terres lombardes sont et seront de plus en plus habitées par de nombreux nouveaux italien (immigrés de première, deuxième et troisième génération). Elles seront appelées à traiter avec le processus historique (j'insiste sur processus historique et non projet syncrétiste) du métissage des cultures et des civilisations, à montrer leur capacité à respecter la liberté de tous, à édifier le corps ecclésial et un tissu social transmettant foi et mémoire»