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La Vierge Marie occupe dans l’Eglise une place de prédilection. Dès le commencement, le Verbe incarné a été prévu comme le roi des anges et des hommes ; tous doivent donc à ses mérites d’être relevés à l’ordre surnaturel, d’être maintenus dans l’état de grâce et de parvenir à celui de la gloire. La Mère de Dieu n’échappe pas à cette loi ; mais sa maternité divine lui fait occuper, après son Fils, la première place dans le plan de la création. Cf. l’ouvrage du P. Jérôme de Paris, La doctrine mariale de S. Laurent de Brindes, Paris, 1933, p. 1-28. De là suit le privilège de l’immaculée Conception qui s’appuie non seulement sur des raisons de convenance, mais sur l’Ecriture et la Tradition. (ibid., p. 29-52). La Vierge n’a pas connu le fomitem peccati, même in actu secundo, bien qu’on puisse trouver en elle un certain debitum peccati, non pas proximum, mais remotum. Voir aussi G. M. Roschini, La Mariologia di San Lorenzo de Brindisi, Padoue, 1951 ; Bernardinus a S.-Joanne Rotundo, S. Laurentius a Brundisio et Immaculata Conceptio, Isola del Liri, 1940 ; Luc de Carre, L’unzione mariana in S. Lorenzo da Brindisi, dans Italia francescana, XXIII (1948) ; Clemente da S.-Maria in Punta, S. Lorenzo da Brindisi, telogo dell’Immacolata. Cf. Tables, 2209