Le Forum Catholique
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Theonas - 2012-11-28 23:40:21
Cher monsieur Perrin
ne verser pas aussi facilement dans la caricature en vous éloignant du sujet. Je n’ignore pas que le littéralisme a été condamné, pas plus que les genres littéraires ont été reconnus( Divino Afflante) par le Magistère ou qu’on retrouve dans la Somme de st Thomas, à 7 reprises, l’idée que « Moïse parlait à un peuple grossier et condescendait à son inculture »( I Q.68, art 3), mais st Thomas parlait là du récit de la création, dont les pères reconnaissaient déjà qu’il pouvait être lu comme une allégorie. Mais cette concession est étendue par l'exégèse moderne (théorie des genres littéraires et y compris par le P. Lagrange) à toute la bible. Toujours on a su que le cantique des cantiques était un poème et non un récit circonstancié des amours de deux jeunes adolescents, nous n’avions pas besoin pour cela de la théories des genres littéraires. Plutôt que de départager l’historique du figuratif, concédé à un peuple inculte, la théorie des genres littéraires introduit, elle, l’incertitude généralisée sur l’historicité de la bible. Théorie précisément non scientifique au regard des critères de scientificité car « infalsifiable » au sens de Popper. Auparavant l’inerrance connaissait des restrictions marginales qui portaient sur le texte et sa lecture : erreur de copiste, de traduction, inintelligence de l’interprète, elle venait comme un correctif a posetriori aux erreurs humaines et préservait le caractère inspiré. Désormais elle est battue en brèche a priori, la théroie des genres littéraires ( ou celle des apparences, celle prétetexé dans un premier temps par Lagrange qu’il dut désavouer par la suite) élaborant tout un système d’interprétation partant d’erreurs postulées par des théories scientifiques foireuses ( comme celle de l’évolution) ou de controverses archéologiques ou méthodologiques ( datation au carbone 14 etc). Elle érige en loi ce que l’ancienne exégèse considérait comme des exceptions. « Tout se passe comme si la critique binlique avait pour premier devoir de concilier le texte des écritures sacrés avec les exigences de cette doctrine ( théorie de l’évolution et toutes les théories annexes qu’elle charrie), étant bien entendu que ce sont les premiers qui feront toutes les concessions, la seconde étant par essence un dogme qui ne se discute pas. »(Dom de Monléon)
Mais le sujet de mon article portait sur un point clairement affirmé par Providentissimus deus et contesté de nos jours: celui qui affirme l'inerrance de toute l'Ecriture sainte et non pas de la seule vérité que Dieu a voulu consigner dans la bible en vue de notre salut (L’instrumentum laboris)
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