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Le rôle de la puissance publique n'est pas de s'assurer que menons une vie conforme à nos fins dernières.
"Donc, puisque la fin de cette vie qui mérite ici-bas le nom de vie bonne est la béatitude céleste, il appartient à ce compte à la fonction royale de procurer la vie bonne de la multitude selon ce qu'il faut pour obtenir la béatitude céleste ; c'est-à-dire qu'il doit prescrire ce qui y conduit [à la béatitude céleste] et, dans la mesure du possible, interdire ce qui y est contraire."
Saint Thomas d'Aquin, De Regimine principum, livre I, chapitre 16.