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2. "Doit-on, selon vous, tenir pour absolue la datation de l'univers en sept jours" ? Oui, en sept jours de Dieu, des jours qui peuvent valoir chacun mille en et plus, et ce d'autant plus que Jean-Marie Pelt avait montré, [...] l'étonnante coïncidence entre les différentes étapes de la Création, sinon de l'univers, du moins du monde (la Bible elle non plus, ne s'appesantit guère sur la création des cieux), telles que la science croit pouvoir les déceler, et les étapes qu'en a décrites la bible
Bien sûr que les fosciles ne sont pas arrivés "par l'opération du saint-esprit", mais ce n'est pas cela qui est en cause. Ce qui est en cause, ce ne sont pas les fosciles, c'est l'interprétation qu'on en done. Je regrette, mais il est scientifiquement très léger de tirer une histoire aussi complète de l'évolution à partir d'un nombre aussi limité de"documents". D'autant plus que cette histoire connaît des extrapolations intellectuellement très séduisantes dans les domaines des sciences humaines : ethnologie, anthropologie, psychologie, psychanalyse… ces extrapolations sont donc très proches d'une mythologie assumée et ne se distinguent d'une révélation qu'en ce qu'elles font des rapprochements avec des documents, mais en nombre si restreint qu'on peut à peine prendre au sérieux le ton de docte assurance de leurs conclusions péremptoires. Du reste, à supposer qu'il faille parler de "poème de la création", les auteurs inspirés de la Bible ont eux aussi recoupé des sources historiques avec l'inspiration qui les habitait.
a)Je n'ai pas l'impression de vous avoir tourné en ridicule, vous devez me confondre avec Origenius.
b) La science ne peut pas expliquer "l'apparition de la matière", "de la conscience" et de "la vie". Autant dire qu'elle ne peut rien expliquer du tout. Car notre appréhension de l'univers se fait entièrement à partir de ces trois notions, rien qui les excède !
1. Ce n'est pas l’évolutionnisme que je qualifie de "loufoque", mais mon argument qui mêle esthétique et vérité, et qui voudrait rendre la vérité belle, pour qu'elle réponde aux trois critères du souverain bien selon que Platon (qui n'est pas un prophète, ni un évangéliste), les donne : le bien, le beau et le vrai.