Imprimer le Fil Complet
La Conférence épiscopale allemande a publié le 21 septembre un décret général précisant la situation des catholiques allemands qui ont souhaité « quitter l’Église »
La décision de « sortir de l’Église » représente « une infraction grave à l’égard de la communauté ecclésiale », ayant pour conséquence que, « pour tous ceux qui souhaitent marquer ainsi une distance » vis-à-vis d’elle, « la participation active à la vie de l’Église sera limitée ». Ce décret général a été approuvé par la congrégation romaine pour les évêques.
L'Eglise allemande répond à cette question : quel « statut » accorder aux baptisés ayant posé cet acte ? Quelles conséquences en tirer ?
Un catholique qui aura signifié son retrait ne pourra donc plus recevoir les sacrements de pénitence, de l’Eucharistie, de la confirmation, ou encore de l’onction des malades, « sauf en cas de danger de mort ». Par ailleurs, il ne pourra plus être parrain, ni membre d’un conseil paroissial ou diocésain, et perdra son droit de vote dans l’Église.
Pour qu’il puisse se marier religieusement, il devra solliciter de son curé l’autorisation de participer à la préparation au mariage et s’engager à « préserver la foi et l’éducation catholiques de ses enfants » . Enfin, « au cas où la personne ayant quitté l’Église n’aurait montré aucun signe de remords avant sa mort, l’enterrement à l’église pourra lui être refusé ».
Répondant par avance aux critiques ou aux incompréhensions, la Conférence des évêques justifie ces mesures par le fait que, à ses yeux, « une sortie ne peut être partielle » . Il n’est pas possible de séparer la « communauté spirituelle » de « l’Église institutionnelle ». Un retrait uniquement de l’institution n’est pas possible sans en assumer les conséquences.
Source KNA