Saint Paul parle de contradiction...
Le Forum Catholique
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Vianney - 2012-08-22 08:27:28
Saint Paul parle de contradiction...
...avec la doctrine qui nous a été enseignée antérieurement : c’est cette contradiction-là qu’il nous juge capables de constater. Et, soit dit en passant, la “prise de position de Benoît XVI” me paraît bien relever de cette catégorie de contradictions :“Si ce que nous avons dit jusqu’ici regarde la protection et le soin de la vie naturelle, à bien plus forte raison cela doit valoir pour la vie surnaturelle que le nouveau-né reçoit par le baptême.
Dans l’ordre présent, il n’y a pas d’autre moyen de communiquer cette vie à l’enfant qui n’a pas encore l’usage de la raison. Et cependant, l’état de grâce, au moment de la mort, est absolument nécessaire au salut. Sans cela, il n’est pas possible d’arriver à la félicité surnaturelle, à la vision béatifique de Dieu. Un acte d’amour peut suffire à l’adulte pour acquérir la grâce sanctifiante et suppléer à l’absence du baptême. Pour celui qui n’est pas né, ou pour le nouveau-né, cette voie n’est pas ouverte.” (Pie XII, Allocution aux sages-femmes.)
Ce qui vaut pour la nécessité du baptême vaut, mutatis mutandis, pour l’importance de la prière et des œuvres dans la sanctification des âmes. Sinon, on ne comprendrait pas les efforts quasi surhumains de tant de missionnaires pour prêcher au plus grand nombre possible d’hommes, à l’appel de l’Église. Mais la remarque d’Ion n’est pas fausse : en agissant ainsi, les missionnaires (et plus généralement les chrétiens) ne font que fructifier les talents reçus, dont chacun d’entre eux rendra compte.
Dieu ne veut pas que les âmes se damnent, mais Il permet qu’un certain nombre d’entre elles le fassent, parce qu’Il nous laisse à tous le libre arbitre. Dans cette perspective, Il n’est pas injuste en donnant à certains davantage de grâces qu’à d’autres, au contraire : Il sait bien mieux que nous quel parti les uns et les autres tireront de ces grâces. C’est évidemment par une grâce toute spéciale qu’au moment de mourir,le bon larron reçoit la foi, l’espérance et la charité parfaite. Mais si Dieu agit ainsi avec lui, c’est parce qu’il a prévu l’accueil de cet homme-là ferait de cette grâce insigne, contrairement à d’autres qui, en la refusant, ne feraient qu’augmenter leurs souffrances pour l’éternité. En dépit de toutes les explications qu’on peut donner, cette économie du salut demeure forcément mystérieuse : le cerveau humain s’épuise en vain à vouloir concilier la toute-puissance divine et le libre arbitre humain...“Quoiqu’il soit très vrai que personne ne puisse se sauver sans être prédestiné, et sans avoir la foi et la grâce, il faut s’observer beaucoup dans la manière de parler et discourir sur ce sujet” (saint Ignace, De la soumission à l’Église, 14e règle).
V.
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