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Il vous a juste échappé que je faisais référence à des témoignages entendus par mes simples oreilles, bien plus qu'aux phrases de xanadu71, même si les deux semblent plutôt converger (ainsi que le torrentiel, et quelques autres comme Scribe, si on recherche dans les archives)
malgré les scandales qui se déroulèrent dans cette communauté
A ce que les rumeurs ont colportées, les manquements de l'abé de Nantes ne se bornaient qu'à un "(bisou) mystique" entachant de trop d'affectivité une consécration religieuse.
- ces faits n'ont été rendus publics par les plaignantes ainsi que les familles qu'une fois la scission consommée;Ainsi sont les faits, aisément vérifiables.
- la justice civile ne s'y est jamais intéressée, bien que la communauté fasse l'objet d'une surveillance régulière (enquête de gendarmerie dans l'intérêt des familles, fisc, URSSAF, ministère de la jeunesse et des sports...), somme-toute normale.
- l’Église a parfaitement connaissance des témoignages des religieuses victimes présumées, ainsi que la CDF l'écrit dans une lettre à Mgr Daucourt le 24 mars 1998:Récemment, il a été signalé à cette Congrégation que l'abbé de Nantes - après être retourné dans le diocèse de Troyes désobéissant aux dispositions de son Ordinaire - continue à diffuser, à travers sa prédication, des doctrines erronées consistant en une conception sensualiste de l'eucharistie et en la notion d'un présumé "mariage mystique entre le Christ et Marie". Il est en outre accusé d'avoir pris le risque de traduire de telles théories en comportements moraux inadmissibles de la part d'un prêtre.
On remarquera que, pour la doctrine comme pour les mœurs de l'abbé de Nantes, la CDF se contente de rapporter une accusation et ne se prononce pas; mieux, elle ne requiert même pas l'ouverture d'une enquête!
Or, ce même évêque, qui a reçu en entretiens individuels l'intégralité des religieux d'alors, et bien que n'ayant aucune affinité avec la communauté, n'a pas jugé opportun de prononcer une quelconque sanction à ce sujet, alors qu'il venait de prononcer un interdit pour d'autres motifs, et n'a même pas pris la peine de rédiger la moindre mise-en-garde.
- excepté les sœurs de la consolation, ainsi que quelques personnes isolées, aucun des religieux présents ou ayant quitté la communauté (on dépasse la centaine), ni leur famille -à commencer par votre humble serviteur- (là, on dépasse le millier), ni les ecclésiastiques côtoyant la communauté de près ou de loin n'ont jamais pu constater aucune esquisse de scandale du genre dont vous parlez.