c'est la question que pose John Lamont
Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
Luc Perrin - 2012-07-26 15:37:11
c'est la question que pose John Lamont
Il n'a pas plus la réponse que vous et moi mais note combien cette palinodie romaine peut handicaper les chances d'une réconciliation remise à plus tard.
En 1988, c'est Mgr Lefebvre qui avait rompu clairement ; nettement en 2012, c'est Benoît XVI qui n'a pas voulu aller au bout de sa démarche et a finalement endossé le revirement du 13 juin dont la CDF (cardinal Levada et Mgr Pozzo) a été l'instrument.
La plenaria de la CDF n'est pas une mince affaire : elle donne le pouls des Éminences curiales et extra-curiales et la température des épiscopats concernés. N'oubliez pas la déclaration publique très hostile du cardinal Koch et celle du cardinal de Cologne.
En 1986, Jean-Paul II avait battu en retraite devant l'opposition farouche des cardinaux Hume et Lustiger (au moins) à propos de la Messe traditionnelle, alors que la Commission ad hoc avait rendu un avis favorable quasi-unanime.
Le choix de Mgr Mueller marque aussi un désir de "centrisme" et nul n'ignorait son animosité envers la FSSPX ; enfin le choix de Mgr Roche, après le mutique Mgr di Noia, confirme l'abandon de la ligne ratzinguérienne en matière de réforme liturgique.
Le 13 juin 2012 pourrait être un tournant du pontificat où Benoît XVI tourne clairement le dos au cardinal Ratzinger et retrouve Joseph Ratzinger ?
John Lamont ne tranche pas plus que moi : la porte n'est pas refermée, pas encore du moins mais les événements de mai-juin 2012 nous ont éloignés de la solution heureuse, solution qui ne semble plus une priorité pour le pape.
ps. je ne suis pas expert quant au caractère de J. Ratzinger mais il ne m'a jamais semblé être un "panzer-kardinal" et moins encore un "panzer-papst". J'ai le sentiment qu'il prend très au sérieux l'idée collégiale et qu'il n'entend pas promouvoir avec fermeté et constance une école théologico-pastorale plutôt qu'une autre. Les dernières nominations qui sont indissociables du 13 juin font sens quand on réunit les pièces du puzzle ; déjà le choix des préfets brésiliens de la Congrégation du Clergé, celui du cardinal Ravasi, ceux des n°2 de la secrétairerie d'État dénotaient une volonté d'éclectisme au sein de la Curie, les promotions cardinalices de même.
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=641474