Merci beaucoup. Je me propose moi aussi d'en rester là.
Le Forum Catholique
Imprimer le Fil Complet
Scrutator Sapientiæ - 2012-07-16 23:18:36
Merci beaucoup. Je me propose moi aussi d'en rester là.
Bonsoir et merci à FerdinandP,
1. Je vous remercie tout d'abord pour la première partie de votre message, que je trouve des plus convaincante ou la plus convaincante, ce qui ne retire ni mon droit au doute, ni ma part de doutes, sur d'autres aspects de cette question.
Je me trompe sûrement, je le confesse, quand je pense qu'une attitude, doctrinale et pastorale, qui consisterait à incorporer, en quelque sorte, "malgré elles", ou "à tout prix", les religions non chrétiennes à une même inspiration divine, est susceptible d'être considérée comme une forme "d'annexionisme".
2. Je vous remercie ensuite pour vos remarques suivantes, de PS à PS 5, mais j'ajoute qu'à mon avis, forcément erroné, certaines d'entre elles sont susceptibles de donner lieu à quelques dernières réactions.
3. Je les reprends dans l'ordre, rapidement, et, je l'espère, sans insister trop lourdement :
P S : " l'Eglise parle aux "hommes de bonne volonté" et n'a jamais voulu dialoguer avec les autres religions d'institution à institution. Assise n'est pas un dialogue. "
Je ne sais pas si Assise est ou non un dialogue, mais je sais que cette phrase là est, comme on dit dans les médias, "une information".
Il ne faut pas hésiter à aller le dire à bon nombre d'évêques et de théologiens, qui agissent exactement comme s'ils étaient persuadés du contraire.
S'ils ont tort de croire ce qu'ils croient et de faire ce qu'ils font, que ne sont-ils "recadrés" par le Saint Siège ?
P S 2 : je suis quelqu'un de très simpliste, j'en ai bien conscience, mais même mon simplisme ne va pas jusqu'à un raisonnement aussi "déterministe", aussi "linéaire", en matière de généalogie intellectuelle des orientations stratégiques novatrices du Concile, orientations encore plus perceptibles dans NA que dans LG, cette remarque ne consistant pas pour moi à recourir à l'un contre l'autre d'une manière qui serait caricaturale ou disproportionnée.
J'ai déjà eu l'occasion de remarquer la chose suivante : pour certains catholiques, (je ne pense à personne du FC en particulier)
- certains historiens, philosophes et théologiens ont pleinement le droit de dire quelle(s) philosophie(s), quelle(s) théologie(s) et quels théologiens ont, entre autres idées et entre autres acteurs, "fait" Vatican II, mais à condition de ne rien trouver à redire à certaines origines ou provenances ; et alors ce sera "de l'information objective" ;
- mais si d'autres auteurs précisent ou rappellent la même généalogie intellectuelle, les mêmes origines, plus ou moins composites, des mêmes idées et des mêmes textes, mais y trouvent quelque chose à redire, alors, les mêmes catholiques s'en prendront à eux, en qualifiant leurs travaux "de polémiques partisanes".
C'est un peu comme si Wiltgen était coupable, et Alberigo innocent, même quand ils citent les mêmes données factuelles, mais ne formulent pas les mêmes appréciations ...
P S 3 : j'ai déjà fait remarquer, pas sur le ton de l'humoriste, ni sur celui du spécialiste, mais certainement à tort, qu'à force de dire que l'Esprit souffle où Il veut, ou à force de ne dire presque que cela, pour justifier le fait qu'Il puisse souffler aussi dans les religions non chrétiennes, on va finir par se demander, je le formule sans doute mal, où donc l'Esprit ne souffle-t'il pas...
Au demeurant, je ne conteste pas l'indémontrable ou l'invérifiable, ayant écrit, à peu près, qu'il y a une différence entre une présence éventuelle dont nous sommes potentiellement témoins, et une présence effective dont Dieu seul est certainement juge, mais j'ai des doutes sur le fait que l'on soit dans l'obligation d'être, pour ainsi dire, "uniquement affirmatif", dans ce domaine.
P S 4 : là, je le reconnais, je me suis très mal exprimé, et je vous prie de bien vouloir m'en excuser ; même si c'était mieux formulé, cela ne voudrait peut-être rien dire.
( Avec une candeur confondante, j'avoue avoir pensé ce qui suit :
- j'ai voulu distinguer entre la Lumière divine, surnaturelle, qui est destinée à toute personne humaine, en tant que telle,
et
- les lumières humaines, naturelles (en ce qu'elles ne sont pas surnaturelles), qui ne sont pas à l'abri des conséquences du péché originel, et qui sont, véhiculées, notamment, je dis bien notamment, par les religions ou traditions non chrétiennes.
Cela ne signifie pas, en tout cas je le crois,
- que ces religions ne véhiculent, d'une manière certaine, que ces lumières là, mais il me semble que Dieu seul sait si tel est bien le cas ou pas ;
- que les croyants non chrétiens, en tant que tels, sont condamnés à subir, en tant que coupables, les conséquences d'une faute spirituelle, collective et fondatrice, ou, en tant que victimes, les conséquences d'une hérédité spirituelle, diabolique et maladive, comme s'ils étaient enfermés à l'intérieur d'un déterminisme définitif ;
- que seuls les croyants chrétiens seraient porteurs de la Lumière divine, et porteurs de lumières humaines qui seraient maintenues à l'abri des conséquences du péché originel, au moyen d'un autre déterminisme qui serait tout aussi définitif. )
P S 5 : je n'utilise absolument pas DI contre Jean-Paul II ; je me permets de me citer : "Il ne s'agit pas pour moi d'utiliser DI contre Vatican II ou contre Jean-Paul II, mais il s'agit pour moi de remarquer que pour un minimum de textes qui comportent cette précision essentielle, il semble bien qu'il existe un maximum de textes qui ne la comportent pas. Dans l'absolu, ce n'est ni pas grave, ni très grave, ni innocent, ni coupable, ni accidentel, ni intentionnel, mais je crois que c'est comme çà."
4. Je vous remercie, encore une fois, pour votre phrase d'hier dimanche, phrase que j'utilise comme point final à ce message, et à nos échanges, à tout le moins dans le cadre de cette séquence.
"Le fait qu'un terme soit plus positif ou l'autre plus négatif ne suffit pas à marquer des différences théologiques, me semble-t-il."
Comme je l'ai dit ce matin même, je vous remercie vivement pour cette phrase ; "je ne dis pas que ce fait suffit à marquer des différences théologiques, mais quand ce fait est, non isolé, mais combiné, avec de très nombreux autres faits, notamment avec de nombreux actes posés par de nombreux évêques, il me semble que l'on est en droit de s'interroger sur la réalité d'une différence d'appréciation théologique, vis-à-vis des religion non chrétiennes."
Je vous prie de bien vouloir m'excuser pour mes nombreux défauts, moi qui suis aussi lourd, sur la forme, que léger, sur le fond, et aussi court, dans mes idées, que long, dans mes propos.
Je vous souhaite une bonne nuit, et je vous dis à bientôt sur le FC.
Scrutator.
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=640878