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On peut donc, en tenant compte des remarques ci-dessus, tenir le chiffre de 710 comme globalement indicatif des vocations qui se destinent effectivement aux diocèses, soit le plus bas niveau jamais enregistré depuis la Révolution.
En ouvrant plus de paroisses à la célébration de la forme extraordinaire du rite romain, en satisfaisant le désir des fidèles et en faisant découvrir cette forme liturgique à ceux qui ne la connaissent pas, le nombre des séminaristes "Summorum Pontificum" augmenterait irrémédiablement, influant immédiatement sur la courbe des vocations diocésaines.
La liturgie réformée après le Concile, au moins dans l'interprétation qui en est faite, semble un des éléments majeurs ayant permis le raz-de-marée de la sécularisation sur la société chrétienne et l'évanouissement de la mission. Inversement, tout que ce qui « va avec » la liturgie traditionnelle, catéchisme, formation doctrinale des jeunes, écoles, mouvements, et par-dessus tout vocations sacerdotales, ont une valeur missionnaire évidente qui, au minimum, « limite les dégâts »
Plus de 15 % (17 % exactement) des nouveaux prêtres de ce pays sont « engendrés » par à peine 4 % des catholiques pratiquants...... Dit autrement : si 17 % des nouveaux prêtres sont « engendrés » par moins de 4 % des catholiques pratiquants, il faut aussi noter que ce vivier vocationnel exceptionnel (exceptionnel non pas en soi, mais relativement à une situation de faillite), pourrait être nettement plus important..... Notons pour finir que 43 diocèses français sur un total de 90 n'ordonneront aucun prêtre cette année. Contrairement à des idées reçues, ces diocèses ne sont pas tous des diocèses ruraux mais aussi des diocèses urbains avec une grande tradition sacerdotale, tel le diocèse de Rennes de Mgr d'Ornellas. Parmi ces 43 diocèses, certains n'attendent même aucune ordination dans les prochaines années. Il serait intéressant de se pencher, au cas par cas, sur l'accueil fait au Motu Proprio de Benoît XVI dans ces diocèses. Car, si l'évolution de la société explique une part de ce drame, le rejet voire la persécution des familles attachées à la forme extraordinaire n'y sont sans doute pas tout à fait étrangers.