Le Forum Catholique
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PEB - 2012-07-04 15:05:06
Précision
Ma position critique est en deuxième partie:
De toute façon, ce qui compte ce n'est pas la réalité matérielle des évènements mais la relation du premier don de la foi. Dieu ne peut-il prendre tous les visages et même ceux d'un souverain les plus vénérables de tout l'Orient?
C'est ainsi que la Révélation n'est pas dans l'Ecriture nue ni dans une tradition hors sol mais dans la réception de la première à l'intérieur de la seconde.
La lecture allégorique (ce que le texte veut dire) est de toute façon inchangée: la dissolution morale détruit le corps social dès lors que le feu divin purificateur en révèle la vanité.
L'auteur, de culture extra-universitaire, agit en simple historien. S'il critique les théologiens, c'est dans une méfiance pour l'interprétation cléricale formatée.
Je disait simplement qu'on pouvait acquiescer à sa reconstruction historique dans la mesure où il s'agit de comprendre le sens littéral du texte (ce que le texte dit réellement dans l'intention première de l'écrivain sacré). Les lectures allégoriques (ce que le texte veut dire), morale (ce que le texte me dit) et eschatologique (ce que le texte nous dit) ne sont guère ébranlées.
A la fin de cette lecture, on reste certes sur sa faim mais on apprend que la Bible repose sur expérience humaine singulière et irréductible, qui est le présupposé réel de l'auteur. A mon avis, c'est parce que l'histoire s'appuie sur une réalité que l'on peut leur donner un sens spirituel qui les dépassent. En un sens, une histoire sainte, c'est donner un sens sacré au cours de la vie humaine.
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