Ne rions pas. Faisons bien attention aux prochains "Etats généraux".

Le Forum Catholique

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Scrutator Sapientiæ -  2012-07-01 16:13:03

Ne rions pas. Faisons bien attention aux prochains "Etats généraux".

Bonjour Gaspard, bon dimanche, et merci pour cette info.

A. Premièrement, lisez donc ceci ; c'est l'une des réponses figurant au bas de la page-écran qui comporte le texte intitulé : "Les progressistes doivent-ils quitter l'Eglise catholique?" (je n'ai modifié que la ponctuation) :

" Pourquoi quitter ce que nous sommes? - Il me semble que (la) question de savoir si les "progressistes" doivent quitter l'église n'a aucune raison de se poser pour au moins deux raisons, plus une.

D'abord parce que ce qualificatif de progressiste ou de moderniste sert à désigner ceux qui considèrent que le modèle d'église issu du concile de Trente et qui a prévalu de 1789 à Vatican II n'est ni immuable, ni le seul modèle qu'à revêtu l'Eglise au cours de son histoire.

Il sert à désigner ceux qui refusent cette ineptie qu'est "la messe de toujours". Or en accueillant Vatican II qui ne constitue pas une rupture, mais remet à jour les seize premiers siècle de la Tradition de l'Eglise, en relativisant la forme adoptée au cours du "long XIX° siècle" nous nous situons en réalité dans la fidélité à la Tradition.

Pour être provocateur ,je dirai que nous sommes authentiquement fidèles à la Tradition. Donc je récuse le terme de progressiste.

Ensuite parce que Vatican II nous a fait redécouvrir que "l'Eglise est d'abord le lieu d'une expérience spirituelle par laquelle elle même ne cesse d'apprendre le contenu et le sens de l'héritage dont elle vit".

"Elle est d'abord le "nous" des chrétiens avant (que) d'être une personne juridique, une institution dans laquelle il n'y a qu'a rentrer et à recevoir". Il n'y a donc aucune raison de quitter ce que nous sommes.

Enfin parce que l'Eglise c'est ce peuple de Dieu formant Eglise à qui je dois ma foi et tout ce que je suis. Sauf à renoncer à notre identité de disciple de Jésus Christ, constitutif de notre être, la question ne se pose donc pas. "

Que voulez-vous répondre à cela, si tant est qu'il soit possible de répondre à une telle tentative de faire passer le renouveau conciliaire pour plus "traditionnel" que le catholicisme, tel qu'il s'est manifesté, en l'occurrence, entre la réforme catholique et le milieu du XX° siècle ?

B. Deuxièmement, lisez donc ceci ; il s'agit d'un éditorial publié en amont et en vue des prochain Etats généraux du christianisme, qui auront lieu du 12 au 14 octobre prochain, à Strasbourg :

La promesse de Strasbourg - Jean-Pierre Denis - publié le 21/06/2012

" Notre société a beau se savoir plurielle, les débats sincèrement ouverts ne sont finalement pas si nombreux qu’on pourrait l’espérer. Il semblerait même que la machine à penser-comme-tout-le-monde tourne à plein régime, produisant un bruit de moulinette aussi entêtant que monotone. Est-ce un hasard si, dans le même temps, les entre-soi se multiplient ? Bien sûr que non ! Désormais, certains chrétiens se sentent insuffisamment respectés dans leurs convictions. Ils ont l’impression de ne plus pouvoir parler sans être disqualifiés ou subtilement intimidés par la clameur dominante. Mais j’en connais d’autres qui aimeraient apporter leur contribution au renouveau de leur Église, et que guette le découragement. Sans doute les affinités électives et les affirmations dogmatiques apparaissent-elles comme autant de remparts, destinés à protéger des identités blessées. Mais comment ne pas flairer là un terrible piège ?

Pensée unique d’un côté, tentation du repli de l’autre, c’est un choix que nous récusons en agissant et non en maugréant. J’évoque ici – vous vous en doutez déjà – le bilan des deux premiers États généraux du christianisme (EGC), organisés par La Vie à Lille en 2010 et 2011. Ceux et celles qui ont eu la chance d’y goûter nous le disent souvent, quand nous les croisons ou qu’ils nous écrivent. Ils en ont été non seulement témoins mais acteurs : aux EGC, les convictions de chacun s’expriment fortement, explicitement, et si possible évangéliquement. On n’y tient aucun sujet pour tabou. L’ouverture de cœur s’affiche comme la seule loi, reconnue dans la joie et l’espérance. Voilà qui explique pourquoi les deux premières éditions ont réuni près de 5 000 participants. Prenons rendez-vous pour la troisième, qui se tiendra les 12, 13 et 14 octobre prochains à Strasbourg. Le programme vous est offert, vous le trouverez au centre de ce numéro. Les inscriptions sont d’ailleurs possibles dès ce 21 juin sur lavie.fr, et je vous conseille de réserver vos places.

En trois ans, notre proposition s’est considérablement développée et enrichie. Les EGC ne veulent pas seulement donner à penser, à agir ou à débattre. Ils se présentent aussi comme un temps fort convivial et spirituel. À la désormais incontournable Nuit du christianisme s’ajouteront d’autres propositions nourrissantes, notamment une école de prière et un cycle intitulé « la Religion du Verbe », premier festival chrétien d’art vivant. Une journée complète a aussi été imaginée pour les familles.

En même temps qu’ils viendront clôturer les 50 ans du concile ­Vatican II et inaugurer, pour les catholiques, l’Année de la foi, les EGC 2012 seront fortement œcuméniques. D’églises en temples, de l’université jusqu’à la cathédrale, ils rayonneront dans le beau centre historique de Strasbourg, à partir d’un village de tentes installé sur la place Kléber. Comment pourrait-on mieux signifier notre volonté de favoriser l’expression publique d’un christianisme actif, visible et ouvert ? "

C. Troisièmement, lisez donc ceci ; il s'agit du programme de ces mêmes Etats généraux :

EGC 2012.

Nous aurions tort ou nous avons tort de considérer tout cela sur le ton de la plaisanterie : si le catholique non progressiste SAIT que le christianisme catholique est LA religion de l'adhésion au salut en Dieu, Père, Fils, Esprit, le catholique progressiste ne CROIT-IL pas que le christianisme catholique est L'UNE des religions non hétérogènes ou non incompatibles avec une grande partie de ce que l'on associe ou attribue aux "lumières" modernes, au "progrès" du monde ?

Bon après-midi et à bientôt.

Scrutator.
http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=638645