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Donc l’Eglise se serait totalement égarée durant des siècles sur un sujet pourtant crucial, elle qui est civilisatrice des peuples.
(…) quand vous demandez au pontife de faire à la société civile les concessions requises par la nature des temps et du progrès de la civilisation, mais qu’elle se trouvent en opposition avec les préceptes positifs de la religion, dont il est le Souverain Pontife, vous lui demandez quelque chose qu’il ne peut ni ne doit faire. S’il consentait à une telle demande, il trahirait ses devoirs comme Pontife, cesserait d’être respecté comme le chef du catholicisme. Le Pontife peut tolérer certaines institutions comme une nécessité ; mais il ne peut les promulguer, ni en assumer la responsabilité, ni leur donner l’autorité de son nom. (…)
Je n’hésite donc pas à dire : loin de faire au Pontife un reproche d’avoir constamment refusé les réformes et les concessions qui lui étaient demandées, la sienne, qui n’est pas obstination, mais fermeté, est, à mon avis, à juger en catholique, un titre de mérite (Camillo Cavour, Discorsi su Stato e Chiesa, Rubbettino 2011, p. 146).