Réponse à Ion

Le Forum Catholique

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Chouette -  2012-06-22 14:57:05

Réponse à Ion

Je vous cite, et commente...

Mais là n'était pas, mais alors pas du tout la question, vous en conviendrez. Et tenez, puisque je vous connais bien, chère Chouette, je vous pose la question directement : vous-même approuvez certainement la résistance de Mgr Lefèbvre face à la réforme liturgique, résistance basée sur la conviction sincère de cet évêque que ladite réforme était nocive. Alors que vous critiquez sans doute fortement (à moins que je me trompe) la résistance au Motu Proprio de certains évêques actuels, évêques qui peuvent être sincèrement convaincus de la nocivité de ce Motu Proprio.

Ma seule question est : est-ce logique ?

Personnellement, je n'approuve ni l'une ni l'autre de ces attitudes, persuadé dans les deux cas que la confiance doit (et aurait dû) l'emporter.

Oui, je reste convaincue, comme bon nombre de prêtres qui sont soit ED, soit diocésains, comme un certain nombre d'évêques, que la résistance au NOM, cristallisée autour de Mgr Lefebvre, a été salutaire pour l'Eglise. En disant cela, je ne rentre pas dans une dialectique, "j'ai raison, tu as tort", je constate les faîts...Et uniquement les faits.

Quant à la résistance de certains évêques actuels, qui seraient convaincus de la nocivité du MP, il y a un grand principe, dans l'Eglise, qu'un évêque ne peut pas contourner, c'est le principe d'obéissance au Magistère. Le motu proprio a plus de force juridique qu'une simple lettre, en conséquence, je ne vois pas comment un évêque pourrait, justement, résister à un MP promulgué par le pape. Que l'évêque puisse trouver que mettre les 2 formes du rite sur le même niveau n'est pas une bonne chose - ce que pensent aussi une partie du monde traditionnel - il a le droit. Simplement, dans les faits, étant le garant de la liturgie dans son diocèse, il n'a pas en soi la possibilité de refuser l'application.
En disant cela, je suis sur les principes : maintenant, dans l'application, l'évêque se trouve souvent confronté à une véritable bronca de la part des curés et des mères de l'Eglise...A partir de ce moment-là, il va devoir user de prudence, de persévérance, pour petit à petit, appliquer le MP dans son diocèse...Et là, certains blogs qui se posent en fédérateur pour l'application du MP dans les diocèses, provoquent de véritables soucis, en mettant à jour des conflits, etc...A ceux-là, je leur conseille de lire ce magnifique sermon du Curé d'Ars ici

Concernant la confiance :
Nous nous trouvons ici au cœur du problème depuis 50 ans : en introduisant le relativisme dans l’Église, on a permis que tout soit remis en cause par tout le monde, on a permis que chacun pense ce qu'il veut. Or, le Credo est le même pour tout le monde, la Foi, l'Espérance et la Charité aussi, et par voie de conséquence, la liturgie aussi. Et si Benoît XVI donne la possibilité de pouvoir jouir des 2 formes du rite, au nom de quoi, un évêque pourrait dire non ? Au nom de la peur et du manque de confiance...Et là, vous êtes un peu bisounours, lorsque vous dites que la confiance aurait dû l'emporter. Il suffit de lire Mgr Ghérardini, ou le professeur de Mattéi, ou les cardinaux Baci et Ottaviani, pour savoir que les méthodes qui ont été mises en place depuis 50 ans, ne pouvaient conduire qu'à une rupture de la confiance. Un seul exemple tout simple et toujours répété, c'est celui de la rupture entre l'avant-concile et l'après-concile. D'autres que le monde tradi l'expliquent depuis quelques années : dont acte. Quelque soit notre tendance "affective", c'est un fait. Et ce fait a généré une perte de confiance totale...Et retrouver la confiance ne se fait pas en un jour...surtout dans le monde dans lequel nous vivons...


Ma seule question est : est-ce logique ?

En matière de logique, il y a la logique rationnelle, la logique émotionnelle, la logique de situation, bref, je vous tout simplement relever que la seule logique possible est celle de faire la volonté de Dieu, de la faire dans son devoir d'état, dans sa vie professionnelle, dans sa vie familiale, dans son engagement religieux...
Et là encore, c'est un peu bisounours de parler de logique...A partir du moment où la passion a pris le pas sur le bon sens...

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