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Certains ont observé que la nouveauté n'apporte pas toujours du progrès. Par elle-même la nouveauté signifie changement. Le changement doit être jugé, non pas tellement en lui-même, mais pour son contenu, sa fin. Est-ce que le nouveau nous porte aujourd'hui à un christianisme vraiment meilleur? Quels critères peuvent nous aider à juger de la valeur de ce qui est nouveau dans l'Eglise? Il y en a qui observent des phénomènes, non de progrès, mais de décadence! Il y en a qui parlent, non d'évolution mais de révolution, non d'augmentation mais de décomposition. La question de la nouveauté dans la vie catholique est extrêmement complexe. Limitons-Nous à une seule remarque, qui est la suivante: la nouveauté ne peut se produire dans l'Eglise par une rupture avec la tradition. La mentalité révolutionnaire est parfois entrée dans la mentalité de beaucoup de chrétiens, de bons chrétiens. La rupture qui nous est permise est celle de la conversion, de la rupture avec le péché, et non d'avec le patrimoine de foi et de vie, dont nous sommes héritiers responsables et fortunés
Affirmer que Vatican II aurait favorisé le « pluralisme » en liturgie, c’est oublier que des origines de l’Eglise au concile de Trente, au XVIe siècle, la liturgie romaine a été marquée par un certain « pluralisme ». Il n’y a aucun historien sérieux pour contester cette réalité.
Près de 15 siècles de « pluralisme » dans le rite romain, ce n’est tout de même pas rien !
Cependant, l’idée de « pluralisme » qui a prévalu jusqu’à Trente n’est pas du tout l’idée de « pluralisme » qui prévaut dans les paroisses depuis Vatican II.
Jusqu’à Trente, le « pluralisme » consistait en une certaine liberté laissée pour permettre à la liturgie de se développer dans des contextes qui ne lui étaient pas favorables. Ce pluralisme-là n’était pas prétexte à l’anarchie
Après Vatican II, il ne s’agit plus du tout du même « pluralisme » qui est revendiqué par un certain clergé. Le « pluralisme » dont il sera question sera dicté par la volonté de s’affranchir des règles liturgiques : il deviendra le moyen d’affirmer ouvertement une volonté de désobéissance pour aboutir en fin de compte à l’effondrement de la liturgie.