Le schisme progressiste rupturiste est une réalité depuis, au moins, 1989.

Le Forum Catholique

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Scrutator Sapientiæ -  2012-05-28 10:48:19

Le schisme progressiste rupturiste est une réalité depuis, au moins, 1989.

Bonjour Antoine,

1. Je l'ai déjà précisé et rappelé sur le FC : le schisme progressiste rupturiste est une réalité, située à l'intérieur de l'Eglise catholique, depuis, au moins, janvier 1989.

2. A partir du moment où des théologiens, non recadrés, ni sanctionnés, mais confortés par la passivité de la hiérarchie, pour ne pas dire la complaisance et la connivence, la complicité et la duplicité de certains de ses membres, peuvent se permettre de se mobiliser et de s'organiser, de parler et d'agir, d'une manière explicite et spécifique, militante et partisans, en tant que théologiens catholiques, contre l'Eglise elle-même,

- non avant tout pour consolider l'autorité et la souveraineté fondamentale de la Parole de Dieu et de la Foi en Dieu, dans l'intelligence et l'obéissance de la Foi,

mais

- avant tout pour consolider l'autonomie et la légitimité universelle de la conscience de l'Homme, présumé inerrant, et de la foi en l'Homme, supposé infaillible, dans l'inintelligence ou dans la désobéissance, vis-à-vis de la Foi,

nous sommes en effet en présence d'un schisme progressiste rupturiste.

3. L'Eglise - institution n'a pas voulu tirer toutes les conséquences disciplinaires de ce schisme progressiste, pour au moins deux raisons :

- d'abord, par ambivalence pusillanime, d'autant plus que les théologiens dont il est question exercent des fonctions, occupent des positions synonymes d'importance et d'influence, donnent l'impression d'être, sinon hégémoniques ou majoritaires, du moins des plus nombreux, et bénéficient d'idiots utiles et de relais conscients, au sein des médias catholiques ou chrétiens d'actualité ou d'information ;

- ensuite, parce que le procédé tactique utilisé par les théologiens catholiques progressistes rupturistes les plus astucieux, sinon les plus audacieux, est à peu près le suivant;

4. Ce procédé tactique, c'est le "borderlinisme" théologique,

- dans le cadre duquel on préfère l'érudition intellectuelle à l'orthodoxie confessionnelle,

et

- au sein duquel on se garde bien de préciser que la créativité intellectuelle dont on se prévaut est

a) - non seulement différente ou hétérogène, dans sa forme,

b) mais aussi dissidente ou incompatible, dans son fond,

vis-à-vis du Magistère, en tant qu'interprète autorisé et officiel de l'Ecriture et de la Tradition.

5. J'ajoute ici le point suivant : le schisme progressiste rupturiste fonctionne bien plus comme un organisme CRYPTOGAME que comme un organisme PHANEROGAME : le schismatique progressiste rupturiste, sur telle ou telle problématique particulière, aura fréquemment tendance à passer sous silence

- la position officielle de l'Eglise catholique,

- les contradictions entre celle-ci et sa propre position,

- le fait que sa propre position a déjà été condamnée pour hérésie, ou suspectée d'hétérodoxie, par le Magistère antérieur au Concile, voire par le Magistère postérieur au Concile.

6. Larvatus prodeo et non serviam : tel est souvent le maître-mot de bien des schismatiques progressistes rupturistes :

- avancer masqué, pour pousser son avantage, sans s'exposer à des objections intellectuelles, à des obstacles institutionnels, ou à des obstructions hiérarchiques,

et

- ne pas servir le Pape pour mieux servir l'Eglise, ou ne pas servir l'Eglise pour mieux servir le Christ, ou se servir du Christ pour mieux servir l'Homme, ou plutôt la vision que l'on en a.

Bonne journée.

Scrutator.
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