Le Saint-Père a déjà répondu au cardinal Koch

Le Forum Catholique

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jejomau -  2012-05-21 14:56:02

Le Saint-Père a déjà répondu au cardinal Koch

dénonçant la prétendue passivité des chrétiens . Je le cite:

"Parmi les chrétiens aussi, il y eut des bourreaux et des victimes ; mais les masses se sont sûrement comportées comme des spectateurs passifs qui gardaient les yeux fermés devant cette brutale réalité."


"pourquoi la résistance chrétienne contre la brutalité sans limite des crimes nazis ne s'est pas manifesté dans la proportion et la clarté qu'on pouvait légitimement escompter".



En effet voici ce qu'écrivait Pie XI:


Si l’arbre de paix, planté par Nous en toute pureté d’intention dans la terre allemande, n’a pas produit les fruits que, dans l’intérêt de votre peuple, Nous désirions si ardemment, personne au monde, ayant des yeux pour voir et des oreilles pour entendre, ne pourra dire aujourd’hui que la faute en est à l’Église ou à son Chef.

Les expériences des dernières années mettent les responsabilités en pleine lumière : elles révèlent des intrigues qui dès le début ne visaient qu’à une guerre d’extermination.

Dans les sillons où Nous Nous étions efforcé de semer le germe d’une paix sincère, d’autres répandirent − tel l’« inimicus homo » de la Sainte Écriture (Matth., XIII, 25) − l’ivraie de la méfiance, du mécontentement, de la haine, de la diffamation, d’une hostilité de principe, soit voilée soit ouverte, alimentée à mille sources et agissant par tous les moyens, contre le Christ et son Église.

Eux, et eux seuls, avec leurs silencieux ou leurs bruyants complices, sont aujourd’hui responsables si, au lieu de l’arc-en-ciel de la paix, c’est l’orage des funestes luttes religieuses qui se montre à l’horizon de l’Allemagne.

Nous ne Nous sommes pas lassé, Vénérables Frères, de représenter aux dirigeants responsables des destinées de votre pays les conséquences qui devaient nécessairement résulter de la tolérance, et même de la faveur dont profitent de tels courants d’idées.

Nous avons tout fait pour défendre la sainteté de la parole solennellement donnée et l’inviolabilité des engagements librement consentis contre des théories et des pratiques qui − au cas où elles seraient officiellement approuvées − tueraient nécessairement toute confiance, et ôteraient d’avance toute valeur à tout engagement d’honneur.

Quand une fois le temps sera venu de mettre au grand jour sous les yeux du monde ces efforts qui furent les Nôtres, tous les hommes d’intention droite sauront où chercher les défenseurs de la paix et où ses perturbateurs.

Tous ceux dont l’esprit n’a pas encore perdu tout sens de la vérité, tous ceux qui conservent au fond du cœur un reste de justice, conviendront que durant ces années, difficiles et lourdes d’événements, qui ont suivi la conclusion du Concordat, chacune de Nos paroles a été prononcée, chacun de Nos actes a été accompli sous la loi de la fidélité aux traités.

Mais ils devront constater aussi, non sans étonnement et réprobation profonde, comment de la part de l’autre partie contractante une interprétation qui faussait le contrat ou le détournait de son but, ou le vidait de son contenu et aboutissait finalement à sa violation plus ou moins officielle, devint la loi inavouée selon laquelle on agissait.





Le Texte intégral de l'encyclique méconnue MIT BRENNENDER SORGE:


http://www.leforumcatholique.org/message.php?num=633694