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Il est merveilleux de constater que, ces dernières décennies, l’Eglise de Chine n’a cessé de grandir alors même qu’elle est l’objet de nombreuses pressions et restrictions. C’est un fait objectif étayé par les chiffres. Les catholiques en Chine étaient au nombre de trois millions en 1949 ; ils sont douze millions aujourd’hui. En 1980, après la réouverture du pays par Deng Xiaoping, il y avait 1 300 prêtres. Ils sont maintenant environ 3 500. Il y a aussi près de 5 000 religieuses dont les deux tiers appartiennent aux communautés « officielles », enregistrées auprès du gouvernement. Il y a enfin 1 400 séminaristes, un millier d’entre eux étudiant dans les séminaires financés par le gouvernement. Les séminaires « officiels » sont au nombre de dix, tandis qu’il y a six séminaires « clandestins ». Depuis 1980, 3 000 nouveaux prêtres ont été ordonnés et 4 500 jeunes religieuses ont prononcé leurs vœux. Neuf prêtres sur dix ont entre 25 et 50 ans.
Quant à moi, je préfère la voie de la modération. Il est préférable d’être patient et ouvert au dialogue avec tous, même avec les communistes. Je suis convaincu qu’en l’absence de dialogue, il n’est pas possible d’aboutir à une solution. Mais il convient en même temps que l’ouverture au dialogue avec tous de tenir ferme sur nos principes sans les sacrifier. Cela signifie qu’un nouvel évêque ne peut accepter la consécration épiscopale qu’après avoir reçu l’accord du Saint-Père. Nous ne pouvons abandonner ces principes. Cela fait partie de notre Credo, dans lequel nous confessons notre foi en une Eglise une, sainte, catholique et apostolique. Mais aussi en la défense de la vie, les droits inviolables de la personne humaine, l’indissolubilité du mariage, etc. Nous ne pouvons pas renoncer aux vérités de foi et de la morale telles qu’elles sont décrites dans le Catéchisme de l’Eglise catholique.