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Concernant le 1er point, non ! Pas du tout ! Etant donné que l'erreur en elle-même n'a aucun droit.
Mais dans un état non catholique (ce qui n'est pas, en soi, l'idéal de l'Etat), un citoyen devra au moins être empêché de pratiquer publiquement sa fausse religion si celle-ci contrevient à la loi naturelle.
Et il est impossible d'en demander plus à un état non catholique. Sauf bien sûr, à lui demander de devenir catholique, ce qui serait sa perfection, mais nous nous plaçons justement dans le cas contraire puisque nous envisageons une distinction entre état catholique et état non catholique.
Cette phrase en elle-même est parfaitement catholique, je ne vois pas ce que vous lui reprochez. En effet, le pouvoir civil quel qu'il soit a le devoir de protéger et promouvoir les droits inviolables de l'homme, comme celui, par exemple, de professer publiquement la religion catholique.
Il est clair que le droit dont on parle ici est le droit à la traditionnelle liberté de ne pas être contraint d'agir à l'encontre de sa conscience, puisqu'on se place dans le cadre de circonstances où il existe une religion d'Etat, où un culte donné est favorisé (le culte catholique par exemple). Sinon la phrase n'aurait aucun sens.