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Les fidèles sont à genoux pendant toute la prière eucharistique (PGMR 43)(1) de la fin du Sanctus jusqu’à la doxologie finale (« Par lui, avec lui et en lui »), ainsi qu’en prononçant « Seigneur je ne suis pas digne... » avant la communion. La Présentation générale du missel romain précise que l’on s’agenouille « là où c’est la coutume ». Il faut souligner l’idée que l’habitude ne constitue pas la coutume, et que cette dernière est du ressort de l’ordinaire (l’évêque). En l’absence d’une précision contraire (cf. Varietates legitimae, 1994) présente dans un document approuvé (un coutumier diocésain), la loi générale de l’agenouillement des fidèles pendant toute la prière eucharistique demeure. L’usage répandu de se mettre à genoux seulement entre l’épiclèse(2) et l’anamnèse ne concerne en fait que le diacre et l’acolyte, qui sont au service du célébrant. L’agenouillement est aussi la position ordinaire pour recevoir la communion (cf. Mgr Marco Agostini, Osservatore Romano, 20 août 2010 et Instruction de la Sacrée Congrégation pour le Culte divin du 29 mai 1969 : « cette façon de distribuer la Sainte Communion doit être conservée, non seulement parce qu’elle a derrière elle une tradition multiséculaire, mais surtout parce qu’elle exprime le respect des fidèles envers l’Eucharistie. »). Là où ce n’est pas possible ou prévu, on privilégiera le geste d’adoration ordinaire (génuflexion) avant la réception du sacrement debout. On peut se mettre à genoux après la réception de la communion, jusqu’au moment où le célébrant s’assoit avec tout le clergé, pour le silence prescrit après la réception du sacrement (PGMR 88)(3) . L’agenouillement est la position ordinaire pour la litanie des saints, sauf à la vigile pascale où on reste debout en signe de résurrection. L’usage prévoit un agenouillement pour certaines prières et certains versets ou strophes d’hymnes liturgiques : Veni Creator, Veni sancte Spiritus (Graduale romanum) etc... L’agenouillement est aussi prescrit pour les oraisons sur le peuple (MR 616) , les bénédictions en forme solennelle (MR 606) ou pontificales, données par l’évêque (CE 169) .
(1) Présentation Générale du Missel Romain, édition 2002, n° 43
(2) Appel que le prêtre adresse à l’Esprit Saint pour qu’il vienne, par son opération divine, consacrer les dons présentés par l’Église à la messe. Dans la structure de la Prière eucharistique ou Canon, l’épiclèse est la prière qui se situe immédiatement avant le récit de l’institution. Dans la deuxième Prière eucharistique, la formule est la suivante : « Sanctifie ces offrandes en répandant sur elles ton Esprit ; qu’elles deviennent pour nous le corps et le sang de Jésus, le Christ, notre Seigneur ».
(3) « Lorsque la distribution de la Communion est achevée, selon l’opportunité, le prêtre et les fidèles prient intérieurement pendant un certain laps de temps. Si on décide ainsi, toute l’assemblée peut aussi exécuter un psaume, un autre chant de louange ou une hymne. »
(4) Missel romain 2002 (latin) p. 616
(5) Cérémonial des Évêques de 1984, n°169