Boniface VIII, Innocent XI, Alexandre VIII, Pie VI et Pie IX versus Ion

Le Forum Catholique

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N.M. -  2012-01-24 21:15:11

Boniface VIII, Innocent XI, Alexandre VIII, Pie VI et Pie IX versus Ion

En effet (je me répète) il est notoire que le pape Boniface VIII visait ici un prince et ses légistes dans l'exercice de leur charge.

Qu'on en juge :


"Qui oserait nier que le glaive temporel se trouve en le pouvoir de Pierre, ferait peut de cas de la parole du Seigneur : remets ton épée au fourreau [Mt. XXVI, 52]. Les deux glaives, spirituel et temporel, sont au pouvoir de l'Eglise : le premier est exercé par l'Eglise, le second pour l'Eglise ; le premier par les prêtres, le second par les rois et guerriers selon la volonté et la permission du prêtre. Donc, l'un de ces glaives doit être soumis à l'autre, l'autorité temporelle doit s'assujétir à l'autorité spirituelle."

Boniface VIII, Bulle Unam sanctam, 18 novembre 1302.



Mais qu'à cela ne tienne, voici quelques références supplémentaires.

Premier des Quatre Articles de l'assemblée générale du clergé de France (1682) condamné (comme les trois autres articles) par les papes Innocent XI (Bref du 11 avril 1682), Alexandre VIII (Constitution Inter multiplices, 4 août 1690) et Pie VI (Constitution Auctorem fidei, 28 août 1794) :


"A saint Pierre et à ses successeurs, vicaires du Christ, et à l'Eglise elle-même, Dieu a conféré le pouvoir sur les choses spirituelles et relatives au salut éternel, non sur les affaires civiles et temporelles. En conséquent, et par volonté expresse de Dieu, rois et princes ne sont pas soumis à l'autorité ecclésiastique dans les choses temporelles, ni ne peuvent, par l'autorité des clés de l'Eglise, être déposés, tant directement qu'indirectement, ni leurs sujets, dispensés de l'obligation d'obéissance ou déliés de quelque serment de fidélité. Une telle décision doit être retenue comme universellement nécessaire à la paix publique, utile à l'Eglise comme au pouvoir séculier et conforme à la parole de Dieu, à la tradition des Pères et à l'exemple des saints."



Proposition condamnée comme suit par le pape Alexandre VIII :


"Toutes et chacune des choses qui ont été décidées et faites par ladite Assemblée du clergé gallican qui s'est tenue en 1682, tant touchant l'extension du droit régalien que touchant la déclaration sur la puissance ecclésiastique et les quatre propositions qu'elle contient, avec tous et chacun des mandements, arrêtés, confirmations, déclarations, lettres, édits, décrets, faits ou publiés par des personnes quelconques, soit ecclésiastiques, soit laïques, quelle que soit leur qualité, et quelle que soit leur autorité ou leur pouvoir, et qui exigeraient aussi une mention particulière [...] : par la teneur des présentes Nous déclarons toutes ces choses de plein droit nulles et non avenues, invalides et vaines, pleinement et entièrement dénuées de force et d'effet dès leur principe, et qu'elles le sont encore et le seront à perpétuité ; et que personne n'est tenu de les observer, ou quelqu'une d'entre elles, fussent-elles munies du sceau du serment."

Alexandre VIII, Constitution Inter multiplices, 4 août 1690.



Proposition condamnée comme suit par le pape Pie VI :


"Puisque les actes de l'assemblée gallicane, aussitôt après leur parution, notre vénérable prédécesseur Innocent XI par une lettre en forme de bref, Paternae caritati, du 11 avril 1682, puis plus clairement encore Alexandre VIII le 5 août 1690 dans la constitution Inter multiplices les ont désapprouvés, aborgés et déclarés nuls et sans valeur en vertu de leur charge apostolique, la sollicitude pastorale exige de Nous de façon plus urgente encore que l'acceptation qui en a été faite dans un synode entaché de tant de défauts [il s'agit du synode de Pistoie], Nous la réprouvions et la condamnions comme téméraire, scandaleuse - et surtout après les décrets de nos prédécesseurs - comme souverainement injurieuse pour ce Siège Apostolique, comme Nous le réprouvons et le condamnons dans cette constitution qui est nôtre, et voulons qu'elle soit tenue pour réprouvée et condamnée."

Pie VI, Constitution Auctorem fidei, 24 août 1794.



Proposition XXIV condamnée par le Syllabus :


"XXIV. L'Église n'a pas le droit d'employer la force ; elle n'a aucun pouvoir temporel direct ou indirect."



Proposition originellement condamnée par le pape Pie IX dans la Lettre apostolique Ad apostolicae, 22 août 1851.

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