"Car en l'occurrence, telle est la loi divine"...

Le Forum Catholique

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le torrentiel -  2012-01-23 09:45:08

"Car en l'occurrence, telle est la loi divine"...

Vianney,

Je m'immice sans doute dans une discussion où j'ai pris peu de part, et nous sommes rarement d'accord quand vous vous exprimez avec ce dogmatisme qui, à trop réaffirmer la loi divine, vous rend inumain ou vous fait passer pour tel.


Mais en l'occurrence, quelles sont vos sources? (Je ne doute pas que vous en avez). Qu'est-ce qui devrait faire préférer, dans le cas où l'on ne peut sauver qu'une des deux vies, celle de la mère et celle de l'enfant, choisir de mettre un orphelin au monde plutôt que de laisser se poursuivre une vie qui s'est développée et qui a créé des liens conjugaux, familiaux ou sociaux ?


Pour avoir soutenu pareille opinion chez frédéric taddeï, christophe geffroy s'est quasiment fait lyncher (débattairement) par des gens qui ne pouvaient cautionner son propos, et j'ai cru ressentir que cette confrontation l'a fait évoluer depuis.


D'autre part, il y a une autre chose à dire. L'abbé Laguérie a très bien expliqué hier sur "radio courtoisie", où nous sommes quelques-uns à l'avoir écouté, que l'evangile ne pouvait parler de "péchés modernes" comme la contraception dont la réalité n'était pas culturelle à l'époque où le seigneur S'est exprimé.


Le seul "péché moderne" lié à l'enfance que l'evangile a dénoncé avec la dernière virulance, évoqua-t-il, était celui de la pédophilie.


Par contre, il a relevé que l'avortement était massivement pratiqué par les romains et que le christ ne s'était pas exprimé à ce sujet.


Il a immédiatement appuyé à raison la condamnation de l'avortement par l'eglise sur le premier commandement de la série des commandements négatifis:

"tu ne tueras point.".


Pour autant, on peut se demander si la fixation actuelle de l'Eglise sur l'avortement n'a pas quelque chose d'excessif, débouchant sur des surenchères telles que vous venez d'en pratiquer, en expliquant qu'en outre, il faut sauver en priorité la vie de l'enfant de préférence à celle de la mère.


-Comme si Saint-thomas (exemple rebattu) n'avait pas douté du moment de l'animation de l'embryon;

-comme si une mortalité infantile endémique n'avait pas des siècles durant précédé notre "avortement pseudo-thérapeutique" actuel.


Certes, les données culturelles ont changé. Contrairement à ce que dit anton, il y a aujourd'hui un matraquage du planning familial incitant à l'avortement. Pour autant, n'en fait-on pas un peu trop après n'en avoir pas fait assez peut-être? Est-on légitime à condamner aussi sévèrement l'avortement quand on se souvient avec quel mépris étaient traitées les "filles-mères" et leurs enfants qu'on traitait de "bâtards"?


quant à la condamnation de la contraception, dont vous me direz qu'elle est rendue indiscutable par "humanae vitae", j'aurai néanmoins envie de vous répondre que le problème sous-jacent de la contraception, c'est l'acceptation ou non du contrôle des naissances.


L'eglise, à la suite d'aristote, accepte celui-ci. Pour moi, cette pétition de principe est en soi discutable. Mais à partir du moment où c'est celle de l'Eglise, le fait de savoir si le contrôle des naissances se fait par l'observation des cycles naturels ou par une hormone qui, certes, ferme la possibilité qu'a dieu de déjouer nos plans, ne relève-t-il pas quand même du détail? d'un détail sur lequel on fait une fixation?


Je ne sais pas si vous êtes le bon interlocuteur à qui je dois poser la question, mais les liseurs peuvent donner leur avis. Je suis également conscient (et m'en excuse) de faire un HS dans une discussion sur "dignitatis Humanae. Mais...
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