Vous répondez comme la dernière fois

Le Forum Catholique

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Meneau -  2012-01-20 09:54:18

Vous répondez comme la dernière fois

Je rappelle la question :

Selon Vatican II et plus particulièrement Dignitatis Humanae, un Etat confessionnel catholique, au cas improbable où il existerait, aurait-il le droit / le devoir d'empêcher le culte public des fausses religions ?



Si j'ai bien compris, vous répondez que oui, au motif qu'un état unanimement catholique n'aurait pas à réprimer quelque chose qui n'existerait pas. Mais jamais, lorsqu'on envisage un état confessionnel catholique, on n'envisage le fait que TOUS les citoyens sans aucune exception soient catholiques. Les papes et docteurs de l'Eglise qui se sont exprimés sur ce sujet ne sont pas complètement idiots : à quoi cela servirait-il d'exprimer un droit à quelque chose qui ne se produira jamais. Or cela n'a jamais été le cas, et ne le sera jamais. Par conséquent il ne s'agit pas de "réprimer ce qui n'existe plus", mais de réprimer ce qui existe chez une minorité.
Vous m'aviez fait la même pseudo réponse dans l'autre fil, mais vous n'aviez pas poursuivi.

DH fait de l'immunité de contrainte en matière d'expression publique de TOUTES les religions, y compris les fausses, un droit naturel fondé sur la révélation.
Par conséquent, un Etat confessionnel catholique n'aurait selon DH pas le droit d'empêcher/restreindre le culte public des fausses religions.

Enfin, je valide encore une fois avec vous :

1965 n'introduit dans les faits des rapports Église-État aucun "autre chose" par rapport à ce qui se constatait in vivo avant 1965.


Nous sommes d'accords. Ce qu'il introduit n'est pas au niveau des faits, mais de la doctrine :

* Fait = L'Eglise ne demande pas aux Etats de réprimer les faux cultes
* Doctrine avant Vatican II = il s'agit d'une tolérance, pour éviter de plus grands désordres, les fausses religions n'ayant objectivement aucun droit
* Doctrine après Vatican II = il s'agit d'un droit naturel fondé sur la Révélation.

Du reste, contrairement à ce que vous écrivez, ce n'est pas au niveau des faits que se place l'abbé de Cacqueray, mais bien au niveau de la doctrine.

J'aimerais que vous me montriez que D.H. a introduit véritablement "autre chose" (abbé de Cacqueray) dans la vie de l'Église entre l'avant 1965 et l'après 1965.



Voilà ce que dit l'abbé :


Rappelons donc, pour éviter toute équivoque, que la doctrine traditionnelle n’empêche nullement de dire qu’il peut être nécessaire et légitime, du point de vue de la prudence politique, d’accorder la liberté civile en matière religieuse, donc de ne pas empêcher ou proscrire les cultes autres que celui de l’Église catholique. Cette possibilité d’une tolérance, même très large, a été explicitement envisagée par le pape Pie XII en 1953.
Autre chose toutefois est une tolérance de fait, voire une liberté civile, et autre chose d’affirmer que l’homme, par nature, posséderait un droit à une telle liberté.


La dernière phrase oppose bien les deux.

Et encore... au niveau des faits, il me semble qu'on peut trouver, avant le XXVIIè siècle, pas mal d'exemples d'Etats qui ont réprimé les faux cultes : protestants, cathares, ariens, et pas mal d'autres hérésies.

Cordialement
Meneau
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