le rapport sur la persécution des chrétiens : explosif !
Le Forum Catholique
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jejomau - 2012-01-06 07:21:14
le rapport sur la persécution des chrétiens : explosif !
Qu’est-ce que la persécution antichrétienne ?
La persécution est un traitement injuste envers des chrétiens, spécifiquement en raison de leur foi. Elle ne concerne pas seulement les violations graves du droit de religion, mais également les violations quotidiennes, comme le fait d’être licencié ou systématiquement discriminé. Elle provient de facteurs externes ou internes au christianisme.
La persécution envers les chrétiens peut se produire dans tous les endroits du monde mais Portes Ouvertes se focalise sur les faits les plus graves de la persécution, dans les pays où les Droits de l’Homme sont le plus bafoués. L’ONG apporte son aide à ceux qui ne peuvent pas se défendre parce que le contexte dans lequel ils vivent est trop hostile et ne leur laisse que très peu de libertés et de moyens, voire pas du tout.
Une des caractéristiques essentielles de la persécution, c’est qu’elle ne se produit pas par hasard. Elle est organisée volontairement, parfois avec préméditation. Elle se développe également en plusieurs étapes. L’oppression, la discrimination et les atteintes aux droits élémentaires, comme par exemple la restriction de l’accès aux études et au travail, peuvent aboutir à long terme à une grave persécution. Les chrétiens finissent par être traités en citoyens de seconde zone, auxquels on refuse même les droits humains les plus fondamentaux.
Les chrétiens font aujourd’hui partie des groupes religieux les plus persécutés dans le monde. A cause de leur foi en Jésus-Christ, plus de 150 millions de croyants souffrent de discriminations graves ou d’actes de violences.....
Je répète : "Les chrétiens finissent par être traités en citoyens de seconde zone"
Comme l'on été les juifs pendant le XX° siècle . Il faut le dire. Il faut le faire savoir maintenant.
Début du rapport :
A pas de loup
«… dans les années quatre-vingt, je fis un détour par le camp de concentration d’Auschwitz-Birkenau pour y passer la matinée. Il faisait un froid de canard. La neige craquait sous mes pieds et je devais agiter les bras pour me réchauffer – ce que les détenus n’avaient pas le droit de faire.
À cette époque-là, les autorités polonaises avaient laissé le camp à peu près comme elles l’avaient trouvé. Il n’y avait pas de présentation bouleversante de la tragédie, pas de montage audiovisuel percutant avertissant des dangers du nazisme. Il y avait juste les baraquements, les fours et une pièce remplie de tas de bottes et de lunettes, qui rendaient l’horreur plus vive.
Seulement trois visiteurs étaient présents sur le site ce matin-là. Nous fixâmes nos regards sur ces tas solennels, essayant vainement de ne pas penser au fait que chaque botte, chaque paire de lunettes représentait une personne qui aurait dû jouir d’une vie heureuse, mais avait disparu à jamais, une personne dont les espoirs avaient été anéantis et la voix réduite au silence. Je me demandais comment on avait pu permettre qu’une chose aussi effroyable se produise. À côté de moi apparut un vieil homme, un rabbin, qui semblait lire dans mes pensées. Il releva sa manche pour me montrer un numéro inscrit à l’encre bleue indélébile. « Ravensbrück », dit-il. Puis il approcha son visage de mon oreille et murmura d’un ton insistant : « Il faut que vous compreniez ceci; il faut que vous compreniez ceci ». Il m’indiqua d’un geste les fours. « Ces fours crématoires n’ont pas été fabriqués d’abord avec des briques, mais avec des mots. » Il m’expliqua ce qu’il voulait dire : « Ça a commencé par des mensonges, puis ça s’est répandu petit à petit dans la culture sous forme de blagues, de slogans, d’arguments, et bientôt on nous a, nous les Juifs, dépersonnalisés, déshumanisés, considérés comme ne valant pas mieux que des animaux, et on peut faire ce qu’on veut avec des animaux. » Quand le moment arriva de nous séparer, il ajouta : « Nous ne l’avons pas vu venir… jusqu’à ce qu’il soit trop tard ! »
Ce cher vieux rabbin mettait en lumière une leçon cruciale : la persécution s’approche à pas de loup ! De même que beaucoup de Juifs dans les années trente ne virent pas venir une chose aussi horrible que la Shoah, les chrétiens voient rarement venir la persécution jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Nous pensons que la persécution sera facile à reconnaître. Nous pensons que nous en verrons les signes, et que ces signes seront évidents.
Nous n’aurons aucun mal à repérer un nouvel Hitler ; nous ne serons pas pris au dépourvu quand des millions de gens seront mobilisés pour nous marginaliser ; nous démasquerons l’idéologie haineuse qui alimente la persécution avant qu’elle ne s’insinue dans la culture. Mais dans la pratique, la persécution est difficile à voir venir…
Même derrière des slogans apparemment aussi inoffensifs
que : « Nous devons rendre forte notre nation » ou « Nous devons faire en sorte que le monde ne représente pas une menace pour notre style de vie », les idéologies persécutrices peuvent se cacher et puis surgir pour rendre le monde brusquement dangereux pour les minorités religieuses. Nous pouvons penser que nous réagirons en voyant des milliers de personnes défiler en criant : « Mort aux chrétiens ! » En réalité nul besoin de millions de personnes pour créer un climat de persécution. C’est souvent une élite peu nombreuse qui manipule des foules triées sur le volet, et elle produit un chaos qui la hisse au pouvoir. Au risque de paraître mélodramatique, je dois dire que les persécuteurs sont des personnages intelligents et sinistres, qui tirent leurs flèches dans l’obscurité. Peu de gens votent pour la persécution – consciemment ! Les persécuteurs prennent le pouvoir en mettant soigneusement en place un système de séduction très élaboré, et ils ne révèlent leur venin qu’une fois leur proie prise dans leur toile.
La nature sournoise de la persécution est à l’origine de trois faits historiques concernant les chrétiens et la persécution, rarement reconnus :
• La persécution arrive rarement de la manière dont nous l’attendons.
• Souvent, nous ne la voyons pas venir du tout.
• Quand elle vient, nous nous apercevons que nous sommes partiellement responsables de son apparition.
Le troisième fait est le plus douloureux. Les extrémistes qui attisent la persécution exploitent un vide créé pour eux. Parce que « le mal triomphe quand les hommes bons ne font rien », les extrémistes se retrouvent sur le devant de la scène à cause de l’échec des forces de modération. Hitler prit le pouvoir parce que l’Allemagne était en faillite, et que les hommes politiques modérés avaient été incapables de ramener la stabilité.
Extrait de « A toute épreuve » Ron Boyd Mac Millan, impression française juin 2008, coédition Excelsis, Portes Ouvertes. p° 47 à 50
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