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Prenons d'abord conscience du caractère exceptionnel de l'initiative.
C'est sans doute la première fois depuis très longtemps qu'un archevêque de Paris organise une veillée à Notre-Dame, en réponse à un spectacle jugé offensant. Exceptionnel, car un évènement officiel organisé à Notre-Dame de Paris a toujours une portée nationale : cette cathédrale est le lieu des célébrations officielles, aux heures joyeuses ou douloureuses du pays. Le choix d'organiser une veillée dans ce lieu est donc un signal public très fort. Appeler les chrétiens à prier à Notre-Dame, ce n'est pas "se cacher" ou renouer avec "la pastorale de l'enfouissement", comme on peut le lire sur certains forums. Mais bien de donner une dimension nationale, publique et médiatique à l'expression de la peine et de la foi de ceux qui prieront ce soir là.
L'unité autour de la Croix
Le Cardinal Vingt-Trois a ensuite voulu que soient exposées les reliques de la Passion et en particulier la sainte couronne d'épines ; tout cela un soir de fête mariale, où la figure de Marie Immaculée aurait pu paraître plus légitime.
Devant un spectacle qui est jugé insultant pour le Christ en croix, nous sommes invités à contempler le mystère de la Croix. Devant le dénigrement de l'Amour qui s'offre sur le Golgotha, nous sommes invités à y monter à notre tour, pour nous tenir dans la prière, vénérant ces souvenirs si concrets de la Passion.
Cette relique nous rassemblera au delà des formes liturgiques. L'unité retrouvée devant la croix sera le plus beau témoignage à offrir au monde.
nos évêques ont repris la main pour nous aider à discerner dans le tumulte ambiant l'attitude la plus juste face à ce spectacle et aux provocations à venir.
Comment ne pas s'en réjouir ?
Certains critiquaient les évêques qui ne se manifestaient pas. Maintenant qu'ils agissent, ils murmurent encore en les soupçonnant de le faire avec de mauvaises intentions ! On n'en finit pas... Quoique fassent nos évêques, il y en a toujours qui ne savent plus se réjouir et même qui ne le veulent pas. Nous voulons penser que ceux-là sont une petite minorité et que les jeunes générations, celles qui ont été réveillées par le pape cet été à Madrid en particulier, sauront dépasser ces blocages avec bon sens et simplicité ! Au delà des maladresses réciproques et des blessures occasionnées, nombreux sont ceux qui veulent avancer derrière leurs chefs légitimes, les évêques donnés par le Pape, évêques qu'ils n'ont de cesse de respecter.