28 Oct.: Ss. Simon & Jude, apôtres (Bréviaire romain)

Le Forum Catholique

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Alexandre -  2011-10-27 21:18:52

28 Oct.: Ss. Simon & Jude, apôtres (Bréviaire romain)


Saint Jude Apôtre

Le 28 octobre

SS. SIMON ET JUDE, apôtres

I. BRÉVIAIRE ROMAIN (1568-1969)


Premier Nocturne

Commencement de l’Épître catholique de l’apôtre saint Jude
(ch. unique)

Leçon i
(vv. 1-4) Jude, serviteur de Jésus-Christ et frère de Jacques, à ceux qui sont aimés de Dieu le Père, et conservés et appelés en Jésus-Christ. Que la miséricorde, la paix et la charité abondent en vous. Mes bien-aimés, me sentant pressé de vous écrire touchant, votre salut commun, j’ai dû écrire afin de vous exhorter à combattre pour la foi, qui a été déjà transmise aux saints. Car il s’est introduit parmi vous quelques hommes impies (qui depuis longtemps ont été prédestinés à ce jugement), changeant la grâce de notre Dieu en luxure, reniant notre seul Maître et Seigneur, Jésus-Christ.

Leçon ii
(vv. 5-8) Or je veux vous rappeler, à vous qui savez déjà toutes ces choses, que Jésus, ayant délivré le peuple de la terre d’Egypte, perdit ensuite ceux qui ne crurent point ; que, quant aux anges qui ne conservèrent pas leur première dignité, mais qui abandonnèrent leur propre demeure, il les mit en réserve pour le jugement du grand jour, dans les chaînes éternelles et de profondes ténèbres. C’est ainsi que Sodome et Gomorrhe, et les villes voisines livrées aux mêmes excès d’impureté, et courant après d’infâmes débauches, sont devenues un exemple, en souffrant la peine d’un feu éternel. Et cependant, c’est de la même manière que ceux-ci se souillent encore, qu’ils méprisent la domination, et qu’ils blasphèment la majesté.

Leçon iii
(vv. 9-13) Lorsque l’Archange Michel, disputant avec le diable, lui contestait le corps de Moïse, il n’osa pas le condamner avec des paroles de malédiction, mais il dit : «Que le Seigneur te commande». Mais ceux-ci blasphèment tout ce qu’ils ignorent. Malheur à eux, parce qu’ils sont rentrés dans la voie de Caïn, et que, s’égarant comme Balaam, ils ont, pour le gain, rompu toute digue, et se sont perdus dans la rébellion de Coré. Ils font le déshonneur de leurs festins, se paissant eux-mêmes ; nuées sans eau que les vents emportent ça et là ; arbres qui ne fleurissent qu’en automne, stériles, deux fois morts, déracinés ; vagues furieuses de la mer, jetant l’écume de leurs infamies ; astres errants auxquels une tempête de ténèbres est réservée pour l’éternité.


Les saints Apôtres Simon et Jude et les magiciens

Deuxième Nocturne

(Sommaire biographie des apôtres)
Leçon iv
Simon le Chananéen, qui fut nommé aussi le Zélé et Thaddée, appelé encore dans l’Évangile Jude, frère de Jacques, auteur d’une des Épîtres catholiques, ont parcouru, l’un l’Egypte et l’autre la Mésopotamie, en prêchant l’Évangile. Ils se réunirent ensuite en Perse, où ils engendrèrent à Jésus-Christ d’innombrables enfants. Ayant répandu la semence de la foi dans ces vastes régions et parmi des peuples barbares, ils firent resplendir ensemble d’un vif éclat le très saint nom de Jésus-Christ par leur doctrine et leurs miracles, et finalement par un glorieux martyre.

Sermon de saint Grégoire, pape
(Homélies sur les Évangiles, 30, 7: PL 76, 1224-1225 et CCL 141, 263-264)

Leçon v
Il est écrit: «L’Esprit du Seigneur a orné les Cieux » (Jb 26, 13). Les ornements des Cieux sont les vertus des prédicateurs de l’Évangile. Ces ornements, saint Paul les énumère en ces termes: «A l’un est donnée par l’Esprit la parole de sagesse; à un autre la parole de science, selon le même Esprit; à un autre la foi, par le même Esprit; à un antre la grâce de guérir par le même Esprit; à un autre la vertu d’opérer des miracles ; à un antre, la prophétie; à un antre, le discernement des esprits; à un autre, le don des langues diverses; à un autre, l’interprétation des discours. Or, tous ces dons, c’est le seul et même Esprit qui les opère, les distribuant à chacun comme il veut» (1 Co 12, 8).

Leçon vi
Tous ces dons accordés aux ouvriers évangéliques, sont donc antant d’ornements des Cieux. Il est encore écrit: «La Parole du Seigneur a affermi les Cieux» (Ps 32, 6). Le Verbe du Seigneur est le Fils du Père. Mais pour qu’il soit manifeste que l’adorable Trinité a concouru toute entière à l’opération de ces merveilles en faveur des mêmes Cieux, c’est-à-dire des saints Apôtres, l’écrivain se hâte d’ajouter, au sujet de la divinité du Saint-Esprit: «Et toute leur vertu émane du Souffle de sa bouche». La vertu des Cieux vient donc de l’Esprit-Saint. Comment, en effet, les Apôtres eussent-ils osé se poser en adversaires contre les puissances du siècle, s’ils n’avaient été soutenus et fortifiés par l’assistance du Saint-Esprit? Ce qu’étaient les docteurs de la sainte Église, avant que descendit en eux ce divin Esprit, nous le savons; et quelle force ils déployèrent après sa venue, nous le voyons avec admiration


Troisième Nocturne

Lecture du saint Évangile selon saint Jean
(ch. XV, 17-25)

Leçon vii
En ce temps-là,
Jésus dit à ses disciples:
«Ce que je vous commande,
c’est que vous vous aimiez les uns les autres.
Si le monde vous hait,
sachez qu’il m’a haï avant vous.
Si vous étiez du monde,
le monde aimerait ce qui est à lui.
Mais parce que vous n’êtes pas du monde
et que moi je vous ai choisis du milieu du monde,
c’est pour cela que le monde vous hait.
Rappelez-vous la parole que moi je vous ai dite:
‘Le serviteur n’est pas plus grand que son maître.’
S’ils m’ont persécuté,
vous aussi, ils vous persécuteront;
s’ils ont gardé ma parole,
ils garderont aussi la vôtre.
Mais tout cela,
ils le feront contre vous à cause de mon nom,
parce qu’ils ne connaissent pas Celui qui m’a envoyé.
Si je n’étais pas venu et ne leur avais pas parlé,
ils n’auraient pas de péché;
mais maintenant ils sont sans excuse pour leur péché.
Celui qui me hait hait aussi mon Père.
Si je n’avais pas fait parmi eux les œuvres
que nul autre n’a faites,
ils n’auraient pas de péché;
mais maintenant ils ont vu, et ils m’ont haï,
et moi et mon Père!
Mais c’est pour que s’accomplisse la parole
qui se trouve écrite dans leur Loi:
«Ils m’ont haï sans raison» (Ps 34, 19 et 68, 5).


Homélie de saint Augustin, évêque
(Traités sur s. Jean, 87, 1.
Texte latin: CCL 36, 543-544)

Dans la leçon de l’Évangile qui a précédé celle de ce jour, le Seigneur avait dit: «Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais c’est moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis, pour que vous alliez, et que vous rapportiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donne.» Et voilà qu’il leur dit à présent: «Ce que je vous commande, c’est de vous aimer les uns les autres.» Ceci doit nous faire comprendre que c’est là notre fruit, ce fruit dont il disait: «C’est moi qui vous ai choisis, pour que vous alliez, et que vous rapportiez du fruit, et que votre fruit demeure.» Et quant à la parole ajoutée à la suite: «Afin que tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne»; le Père nous le donnera certainement, si nous nous aimons les uns les autres; puisque lui-même, de son côté, nous a donné ce commandement d’amour, en nous choisissant, quoique dépourvus de fruit; car, sans que nous l’ayons choisi les premiers, il nous a établis pour que nous rapportions du fruit, c’est-à-dire pour que nous nous aimions les uns les autres.

Leçon viii
Notre fruit, c’est donc la charité, cette charité définie par l’Apôtre, venant «d’un cœur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi non feinte» (1 Tim 1, 5). Par elle, nous nous aimons les uns les autres ; par elle, nous aimons Dieu ; et en effet, nous ne nous aimerions pas mutuellement, si nous n’aimions pas Dieu ; car, on n’aime son prochain comme soi-même qu’autant que l’on aime Dieu, attendu que celui qui n’aime pas Dieu, ne s’aime pas soi-même. «En ces deux commandements» d’amour «se renferment toute la loi et les Prophètes» (Mt 22, 40). Voilà notre fruit, ce fruit que Jésus nous ordonne de porter, quand il dit : «Ce que je vous ordonne, c’est de vous aimer les uns les autres.» De là vient que l’Apôtre saint Paul, voulant recommander les fruits de l’Esprit, en opposition avec les œuvres de la chair, a mis en premier lieu cet amour: «Le fruit de l’Esprit, dit-il, c’est la charité.» Après quoi il énumère tout à la suite les autres biens qui ont la charité pour principe, et qui s’y rattachent; ce sont: «La joie, la paix, la longanimité, la douceur, la bonté, la foi la mansuétude, la continence, la chasteté» (Ga 5, 22).


Leçon ix
Or, a-t-il une joie raisonnable, celui qui n’aime pas le bien dont il se réjouit ? Peut-on avoir une paix véritable avec quelqu’un, si ce n’est avec celui qu’on aime sincèrement ? Est-on longanime, patient à persévérer dans la pratique du bien, si l’on n’a point la ferveur de l’amour ? Est-on bienveillant, à moins d’aimer celui qu’on assiste ? Qui est bon, s’il ne le devient en aimant ? Est-on croyant, d’une foi salutaire, si l’on ne croit de cette foi qui opère ? Quelle mansuétude est utile si la dilection ne la règle ? Comment s’abstenir de ce qui déshonore, à moins d’aimer ce qui honore ? C’est donc avec raison que le bon Maître recommande si fréquemment la dilection, comme s’il n’avait rien à prescrire que cette vertu, sans laquelle ne peuvent servir les autres biens, et qu’on ne peut avoir sans avoir aussi les autres biens, qui rendent l’homme vraiment bon.




L’Apôtre saint Simon


II. LITURGIA HORARUM (1971)

A l’office des Lectures

Du Commentaire de saint Cyrille, évêque d’Alexandrie, sur l’Évangile de Jean
(Livre 12, 1: <i>PG</i> 74, 707-710)

Comme le Père m’a envoyé, moi aussi je vous envoie.

Notre Seigneur Jésus Christ a institué des guides et des enseignants pour le monde entier, et des intendants de ses mystères divins. Il leur a prescrit de briller et d’éclairer comme des flambeaux non seulement dans le pays des Juifs, mais partout sous le soleil, pour les hommes habitant sur toute la surface de la terre. Elle est donc vraie, cette parole de saint Paul: «On ne s’attribue pas cet honneur à soi-même, on le reçoit par appel de Dieu» (<i>He</i> 5,4). Notre Seigneur Jésus Christ, en effet, a appelé à ce très glorieux apostolat ses disciples avant tous les autres. Les saints disciples ont donc été comme «les colonnes et le soutien de la vérité» (cf. <i>1 Tim</i> 3, 15). Le Seigneur dit qu’il les a envoyés comme le Père l’avait envoyé lui-même. Il montre ainsi quelle est la dignité de l’apostolat et la gloire incomparable du pouvoir qu’il leur a donné. En même temps, semble-t-il, il fait entrevoir la route de la fonction apostolique.

Car, s’il estimait devoir envoyer ainsi ses propres disciples comme le Père l’avait envoyé lui-même, comment n’était-il pas nécessaire que ceux-ci, destinés à être ses imitateurs. découvrent pour quelle tâche le Père avait envoyé son Fils? Celui-ci nous a donc expliqué de diverses manières le caractère de sa mission. Il a dit un jour: «Je ne suis pas venu appeler les justes, mais les pécheurs pour qu’ils se convertissent» (<i>Mt</i> 9,13). Et encore: «Je suis descendu du ciel non pas pour faire ma volonté, mais la volonté de celui qui m’a envoyé» (<i>Jn</i> 6,38). Et une autre fois: «Dieu n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui» (<i>Jn</i> 3,17).

Il résumait en quelques paroles la fonction des Apôtres en disant qu’il les a envoyés comme le Père l’avait envoyé lui-même: ils sauraient par là qu’il leur incombe d’appeler les pécheurs à se convertir, de soigner les malades, corporellement et spirituellement; dans leurs fonctions d’intendants, de ne chercher aucunement à faire leur propre volonté, mais la volonté de celui qui les a envoyés; enfin de sauver le monde dans la mesure où il recevra les enseignements du Seigneur. Nous pourrons facilement voir comment les saints disciples ont excellé dans toutes ces tâches , si nous lisons les Actes des Apôtres et les écrits de saint Paul.

A Laudes

Hymne
(D. Anselme Lentini [hymnographe], † 1989)

Commúne vos, apóstoli,
extóllat hymni iúbilum,
quos ádvocat par grátia,
corónat una glória.

Qu’une même hymne joyeuse
vous exalte, ô apôtres,
vous qui êtes appelés à une grâce
semblable à une unique gloire.


Ardóre pulsus cǽlico,
Christi premis vestígia,
Simon, et illum núntias
zelo peráctus ímpigro.

Poussé par une ardeur céleste,
tu t’attaches aux pas du Christ,
Simon, et tu l’annonces,
mû d’un zèle infatigable.


Tu carne frater, ássecla
fratérque Christi spíritu,
Iuda, Magístrum prǽdicas
scriptísque fratres érudis.

Jude, frère du Christ par la chair,
son disciple et son frère par l’esprit,
tu annonces le Maître et
instruis tes frères par tes écrits.


Nec pertiméscit sánguinem
utérque purum fúndere,
ut veritátis énitens
sit testis atque víctima.

Aucun d’eux ne craint
de répandre un sang pur
en témoins éclatants de la vérité
et en victimes offertes pour elle.


O summa cæli sídera,
nos detis ut per áspera,
fide valéntes íntegra,
tendámus ad cæléstia.

Astres sublimes du ciel,
donnez-nous, par les chemins escarpés,
dans la force d’une foi intègre,
de tendre vers les cieux.


Patri per ævum glória
Natóque cum Paráclito,
quorum supérnis gáudiis
simul fruémur pérpetim. Amen.

Gloire au Père pour l’éternité,
au Fils, au Paraclet!
Puissions-nous partager ensemble
leurs joies célestes pour toujours. Amen.



L’Apôtre saint Jude
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