"Le moi est le je qui se pense",
Le Forum Catholique
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le torrentiel - 2011-10-26 15:03:04
"Le moi est le je qui se pense",
d'où qui s'évalue, qui se juge (première erreur de son orgueil), lequel en outre aura tendance à le faire se surestimer.
En tout homme, même le plus simple, il y a un mégalomane qui sommeille, car à la base des grandes maladies psychiques, il y a chez le sujet cette croyance qu'il est responsable de l'état du monde, soit qu'il se prenne pour un prophète,, ou pour celui qui le fait vaciller.
En positif, cette tendance à la mégalomanie issue de l'autoévaluation, outre qu'elle est tout à fait conforme au dogme de la communion des saints, démontre que chacun éprouve confusément le besoin de sauver le monde.
Si ce besoin est bien dans la nature humaine, ou dans la perception de soi de chaque homme, c'est qu'à plus forte raison, nous avons besoin d'être sauvés, et besoin d'identifier le véritable rédempteur.
De même qu'a contrario, l'existence quasi innée du sentiment de culpabilité, qui n'a jamais été mieux formulé que par le roi david se lamentant:
"J'étais pécheur dès le sein de ma mère",
constitue une sorte de preuve du péché originel.
Cette première faute, à laquelle notre modernité prétend pourtant ne plus croire, n'empêche pas la quasi totalité des patients des psychanalystes, d'incriminer à satiété la responsabilité de leurs parents, de sorte que d'incrimination en incrimination, on finirait immanquablement par remonter aux origines.
C'est que Freud croyait en une "dette collective" due à une faute commise par la "horde primitive", faute qu'il changea en parricide, pour ne pas en donner la même version que la Bible qui en fait un fratricide.
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