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j'ai la fierté de reconnaître dans ce que l'auteur qualifie de " servile traditionalisme ultra-ratzingérien craintif et complexé" une manière (assez discourtoise il est vrai) de caractériser les propos qui ont été tenus sur ce Blog depuis l'annonce d'Assise III. L'auteur de ce jugement à la fois péremptoire et amphigourique se pose la question... finale de "la raison d'être" de ce "traditionalisme ultra-ratzingérien".
Je voudrais lui répondre. Sur la forme comme sur le fond.
En même temps qu'il dénie à nos positions toutes raisons d'être, l'auteur, pas rancunier, nous offre une "situation". A metablog, nous serions "à la gauche" de Ratzinger.
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Nous sommes typiquement, d'après cette lettre privée dont il ne faut pas majorer l'importance non plus, dans la perspective du moindre mal que les gouvernants connaissent bien. (...)
Saint Thomas ne dit pas qu'il est licite de choisir le moindre mal. Cela n'est jamais licite. Il ne faut jamais choisir un mal pour qu'arrive un bien. Dans les périodes troubles, on sait combien d'atrocités ont été justifiées par là.
Le pape, prenant à son compte Assise III, ne se résout pas à faire le mal... Il connaît trop bien sa théologie morale pour cela.
C'est le titre de la conférence que je donnerai demain mardi à 20H15 au Centre Saint Paul, avec Pierre-Yves Rougeyron, directeur de la revue Perspectives libres. Paradoxe : on n’a jamais autant parlé de la gauche et l’alternance semble inscrite dans la logique du scrutin présidentiel. Mais on a de plus en plus de mal à savoir ce qu’est la gauche et ce qu’elle propose.
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Faut-il retrouver l’utopie ? Faut-il élaborer une pensée du moindre mal – qui serait « quand même » une pensée de gauche ? Faut-il s’en tenir aux incantations impuissantes sur la nécessité de la dé-mondialisation ?