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"b) La communion du prêtre ne peut pas non plus être considérée comme acte essentiel du sacrifice. Le repas sacrificiel n’appartient pas à l’essence du sacrifice ; car il y a de vrais sacrifices sans repas sacrificiel, par exemple le sacrifice de la croix. L’absorption de l’aliment sacrificiel suppose précisément l’accomplissement [antérieur] du sacrifice. La communion n’a pas lieu au nom du Christ, le sacrificateur primaire, elle n’a pas pour fin primaire, comme le sacrifice, la gloire de Dieu, mais l’utilité personnelle de celui qui la reçoit et n’est donc pas une représentation appropriée du sacrifice du Christ. Contre la mise en équivalence de la fonction essentielle du sacrifice avec la communion, le concile de Trente a défini : « Si quis dixerit, quod offeri non sit aliud quam nobis Christum ad manducandum dari, A. S. » (D. 948)"
Louis Ott, Précis de Théologie dogmatique,2e éd. fr., pp. 562-563.
« Si quelqu’un dit qu’à la messe on n’offre pas à Dieu un sacrifice véritable et authentique, ou que cette offrande est uniquement dans le fait que le Christ nous est donné en nourriture, qu’il soit anathème. »
Concile de Trente, XXIIe session, Décret sur le saint Sacrifice de la Messe, canon 1.
« c) Ce n’est pas non plus la communion du prêtre en union avec la consécration qui constitue la fonction essentielle du sacrifice, comme l’ont soutenu de nombreux partisans de la théorie de destruction, suivant laquelle une destruction de l’oblation appartient à l’essence du sacrifice (par exemple S. Bellarmin, J. de Lugo). Sans compter que l’hypothèse présentée est très incertaine, il n’y a, en fait, dans la communion, aucune destruction de la victime proprement dite, mais seulement des espèces. Du reste les raisons invoquées au § b) s’opposent à ce point de vue.
« La communion du prêtre n’est pas un élément constitutif, mais elle est toutefois un élément intégrant du sacrifice de la messe, qui comporte la consommation des oblats. »
Louis Ott, p. 563.