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La question n'était pas que la malheureuse défunte ait droit ou non à des funérailles catholiques mais à la volonté exprimée par la famille de célébrer des funérailles selon la forme extraordinaire par un prêtre d'une fraternité suspens a divinis pour les raisons que l'ont sait.
Si la messe est un sacrement (et donc destiné aux seuls vivants mais avec des effets collatéraux dans la communion des saints), les funérailles proprement dites sont un sacramental qui peut être célébré par un laïc quand les circonstances l'exigent.
1683 L’Église qui, comme Mère, a porté sacramentellement en son sein le chrétien durant son pèlerinage terrestre, l’accompagne au terme de son cheminement pour le remettre " entre les mains du Père ". Elle offre au Père, dans le Christ, l’enfant de sa grâce, et elle dépose en terre, dans l’espérance, le germe du corps qui ressuscitera dans la gloire (cf. 1 Co 15, 42-44). Cette offrande est pleinement célébrée par le Sacrifice eucharistique ; les bénédictions qui précèdent et qui suivent sont des sacramentaux.
Ce qui me parait bizarre dans cette histoire, c'est qu'elle, ou sa famille, aient demandé une messe dans la forme extraordinaire tout en sachant que l'Eglise n'était plus adaptée à l'ancienne liturgie. (Il y a bien une chapelle latéale mais qui n'aurait pas été pratique: je sais de quoi je parle car je connais bien, moi, l'église de Sissonne. Une messe de funérailles, ce n'est pas une simple messe basse; l'usage du choeur principal est requis.)