Sortons au plus vite du piège mortel des Droits de l'Homme.

Le Forum Catholique

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Scrutator Sapientiæ -  2011-10-01 09:48:12

Sortons au plus vite du piège mortel des Droits de l'Homme.

Bonjour et merci à jejomau,

Que l'Eglise sorte au plus vite du piège mortel des Droits de l'Homme, sous la bannière desquels on place des "droits" qui sont en contradiction manifeste avec les véritables droits, fondamentaux et universels, non mutilables ni négociables, de la personne humaine.

L'Eglise catholique s'est ralliée, d'une manière officielle, pour l’essentiel, et en substance, aux Droits de l'Homme, particulièrement à partir du début des années 1960, notamment quand il s'est agi, pour Jean XXIII, d'écrire ce qui suit, dans Pacem in Terris, en 1963 :

" Signes des temps

142 - Comme chacun sait, le 6 juin 1945, a été fondée l'Organisation des Nations Unies (O. N. U.), à laquelle sont venus se rattacher, par la suite, des organismes intergouvernementaux. A ces organisations ont été confiées de vastes attributions de portée internationale, sur le plan économique et social, culturel, éducatif et sanitaire. Le but essentiel de l'Organisation des Nations Unies est de maintenir et de consolider la paix entre les peuples, de favoriser et de développer entre eux des relations amicales, fondées sur le principe de l'égalité, du respect réciproque et de la collaboration la plus large dans tous les secteurs de l'activité humaine.

143 - Un des actes les plus importants accomplis par l'O. N. U. a été la Déclaration universelle des droits de l'homme, approuvée le 10 décembre 1948 par l'Assemblée générale des Nations Unies. Son préambule proclame comme objectif commun à promouvoir par tous les peuples et toutes les nations la reconnaissance et le respect effectifs de tous les droits et libertés énumérés dans la Déclaration.

144 - Nous n'ignorons pas que certains points de cette Déclaration ont soulevé des objections (LESQUELLES ?) et fait l'objet de réserves justifiées (LESQUELLES ?). Cependant, Nous considérons cette Déclaration comme un pas vers l'établissement d'une organisation juridico-politique de la communauté mondiale. Cette Déclaration reconnaît solennellement à tous les hommes, sans exception, leur dignité de personne ; elle affirme pour chaque individu ses droits de rechercher librement la vérité, de suivre les normes de la moralité, de pratiquer les devoirs de justice, d'exiger des conditions de vie conformes à la dignité humaine, ainsi que d'autres droits liés à ceux-ci.

145 - Nous désirons donc vivement que l'organisation des Nations Unies puisse de plus en plus adapter ses structures et ses moyens d'action à l'étendue et à la haute valeur de sa mission. Puisse-t-il arriver bientôt, le moment où cette Organisation garantira efficacement les droits qui dérivent directement de notre dignité naturelle, et qui, pour cette raison, sont universels, inviolables et inaliénables. Ce vœu est d'autant plus ardent qu'aujourd'hui les hommes participent davantage aux affaires publiques de leur propre pays, qu'ils témoignent d'un intérêt croissant pour les problèmes de portée mondiale et prennent une conscience plus vive de leur qualité de membres actifs de la famille humaine universelle. "

Les hommes les plus importants et influents de ce monde savent bien qu’il faudrait aller dans chacune des trois directions suivantes :

- La diminution, en volume, et une meilleure répartition, régionale et sectorielle, de la production et la consommation, au sein de l’économie mondiale ;

- Le plafonnement, en volume, et une meilleure répartition, continentale et territoriale, de la population mondiale, mais là où je considère que l'on doit pouvoir le faire d'une manière explicite, humaniste et tendancielle, sur-responsabilisante, eux considèrent que l'on ne doit pouvoir le faire que par une diminution inhumaine, par des procédés hypocrites, hédonistes et tendancieux, dé-responsabilisants ;

- La diminution, en volume, et une accélération, amélioration et amplification, dans les pays pauvres et dans les pays riches, de tous les types de recyclage et de retraitement de la pollution mondiale.

Ils ne savent que trop, et nous ne savons pas assez, qu’à état d’esprit matérialiste – productiviste et à mode de vie consommateur – dégradateur « occidental-urbanisé » constants, voire croissants, la survie de l’homme et du monde seront de plus en plus en grand danger, de plus en plus très menacés, au-delà de 7 milliards d’habitants, qui devraient pouvoir être atteints à la fin de l’année 2011.

Or, s’ils acceptaient que l’on aille dans les première et troisième directions, cela entrerait en contradiction avec leur conformisme, avec leur court-termisme, avec leurs intérêts, avec ceux de leurs valets et vassaux, mais aussi, soyons honnêtes et lucides, avec nos oligarchies ploutocratiques, oh pardon, avec nos démocraties embourgeoisées.

Dans leur esprit, il ne faut donc plus que l’on puisse résister à l’avortement, la contraception, l’homosexualité, la transexualité, la stérilisation, l’euthanasie, toutes choses qui contribuent

- à faire diversion, à faire oublier les vrais problèmes et à faire imposer de fausses solutions,

- à lutter contre la reproduction et à la prolongation de la vie humaine,

et, plus grave encore,

- à la dénaturation ou à la déstructuration du regard de l'individu contemporain sur les représentations et sur la signification des origines et des conséquences, de la source et du terme, de la nature et de la vocation de l'essence et de l'existence humaines,

- à faire perdre aux personnes le désir et le goût pour la loi divine et pour la personne humaine, le souci et le sens de la loi divine et de la personne humaine.

Dans leur esprit, il ne faut donc plus que l’on puisse soumettre l’avortement, la contraception, l’homosexualité, la transexualité, la stérilisation, l’euthanasie à une appréciation morale délégitimante, disqualifiante, surtout si cette appréciation est fondée sur le rappel intransigeant des véritables droits, fondamentaux et universels, de la personne humaine, et non sur les Droits de l’Homme (sans le seul vrai Dieu, et contre la nature et la vocation spirituelles de la personne humaine).

La solution, c’est la « droit-de-l’hommisation », dans l’ordre médiatico-symbolique et dans l’ordre juridico-politique, afin que plus personne ne puisse contester, dénoncer, rejeter, réprouver ces « droits » transgressifs, plus ou moins agresseurs ou destructeurs, amoraux ou inhumains, mortifères ou suicidaires, sans se faire aussitôt traiter d’ennemi des Droits de l’Homme, d’opposant aux Droits de l’Homme.

Il faut donc que l'Eglise se retire au plus vite de ce piège mortel car, quand l'avortement, la contraception, l'homosexualité, la transexualité, la stérilisation, l'euthanasie, auront été élevés au rang de Droits de l'Homme, je ne vois pas ce que l'Eglise, qui s'est ralliée, aux Droits de l'Homme, sans expliciter à temps et à contretemps ses objections ou ses réserves, pourra objecter contre ces "droits", d'une manière compréhensible et légitimable, aux yeux de nos contemporains influencés par la confusion contemporaine entre hédonisme et humanisme.
Nous devrions continuer à dire : « Dieu merci, les Droits de l’Homme ? »
Commençons plutôt à dire : « Ces Droits de l’Homme, non merci ! »
Bonne journée.

Scrutator.
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