Benoît XVI a répondu aux progressistes en Allemagne

Le Forum Catholique

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jejomau -  2011-09-30 07:22:08

Benoît XVI a répondu aux progressistes en Allemagne


Le mouvement "Nous sommes l’Église" s’est constitué en 1995 à partir d’une collecte de signatures destinée à appuyer un "Appel du Peuple de Dieu" qui proposait l'élection démocratique des évêques, l’ordination des femmes, la suppression de la coupure entre le clergé et les laïcs, l'élimination de l'obligation du célibat pour le clergé, une nouvelle morale de la sexualité, etc. La collecte de signatures, qui en a rassemblé deux millions et demi, a commencé en Autriche et elle s’est étendue par la suite à l’Allemagne, à l’Italie, à l’Espagne, aux États-Unis, aux Pays-Bas, à la Belgique, à la France, à la Grande-Bretagne, au Portugal, au Canada. Le premier document a été suivi par beaucoup d’autres. L’épicentre de "Nous sommes l’Église" se trouve encore en Autriche et en Allemagne, où le mouvement est très suivi par le clergé et dispose d’une certaine capacité de pression sur les évêques eux-mêmes et d’une aura de sympathie dans certains séminaires.

Benoît XVI s'adresse à eux pendant qu'ils visitent les séminaristes à Fribourg-en-Brisgau le 24 septembre :

Benoît XVI s’est appuyé sur le nom "Nous sommes l’Église" mais en renversant sa signification : d’un "nous" qui se sépare et qui s’oppose, il est passé à un "nous" qui embrasse l’Église "de tous les lieux et de tous les temps".

"Nous ne pouvons uniquement que croire en 'Nous'. Je dis parfois que saint Paul a écrit : 'Croire vient de l’écoute' non de la lecture. Le croire a besoin également de la lecture, mais il vient de l’écoute, cela veut dire de la Parole vivante, de l’encouragement des autres que je peux écouter, de l’encouragement de l’Église au long des âges, de la parole que vous donnent maintenant les prêtres, les évêques et les prochains. Le 'toi' fait partie du croire, fait partie du 'nous'. Et le fait de s’entraîner à se supporter réciproquement, est très important ; apprendre à accepter l’autre comme un autre dans son altérité, et apprendre par là qu’il doit me supporter comme étant un autre dans mon altérité, afin de devenir un 'nous', afin de pouvoir ensuite constituer un jour une communauté paroissiale, de pouvoir appeler des personnes dans l’unité de la Parole et d’être ensemble en chemin vers le Dieu vivant. Fait partie de cela ce 'nous' très concret, tel qu’il est au séminaire, tel qu’il le sera en paroisse, mais aussi toujours cherchant à aller, au-delà de ce 'nous' concret et limité, dans le grand 'nous' de l’Église de tous les temps et en tout lieu, afin que nous ne nous prenions pas uniquement pour notre propre mesure. Lorsque nous disons : 'Nous sommes l’Église' - oui, c’est vrai : Nous la sommes nous, et pas n’importe qui. Mais, le 'nous' va au-delà du groupe qui vient de l’affirmer. Le 'nous' est l’ensemble de la communauté des croyants d’aujourd’hui et de tous les lieux et de tous les temps. Et je dis toujours : Oui, il existe, pour ainsi dire, dans la communauté des croyants la sentence de la majorité de fait, mais il ne peut jamais y avoir une majorité contre les Apôtres et les Saints, il s’agit alors d’une fausse majorité. Nous sommes l’Église, soyons-le donc ! Soyons-le par le fait de nous ouvrir et d’aller au-delà de nous-mêmes, et soyons-le avec les autres".

(Benoit XVI)

LIEN
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